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Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Communi(cati)on

Est-ce pure folie de croire
Ou même de garder espoir
Que de vagues mots ramassés
Dans le brouillard de mes pensées
Puissent atteindre ta conscience
Rencontrer quelque résonance
Puis, au bout d’un dédale inouï
Dans les tréfonds de ton esprit
Découvrir une trace enfouie
Celle d’une flamme endormie
Dont la renaissante lueur
Irradiera jusqu’à mon cœur  ?




Poème de Diego1111
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Indicible

L’Amour a pris mon cœur pour cible,

je voudrais cesser de t’aimer,

mais c’est une chose impossible,

tant mon  cœur  à toi est lié,

tu es mon rêve inaccessible,

à rien ne sert d’y échapper,

l’Amour a pris mon cœur pour cible,

automne, hiver, printemps, été,

Éros est un dieu si terrible

que je demeure extasié,

chaque fois plus émerveillé,

et dans une joie indicible,

l’Amour a pris mon cœur pour cible.



Poème de michelconrad
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Le gros cerveau humain est le berceau du mal

Le gros cerveau humain est le berceau du mal.
Un homme, à pas de loup, s’approche d’un cheval.
Il le tue de sang froid et lui coupe une oreille.
Tous nos pesticides déciment les abeilles,
Qui aiment butiner en regardant le ciel
Et nous offrent des fruits, des légumes, le miel.
Dans un vaste abattoir, des moutons et des porcs
Sont découpés vivants, souffrent jusqu’à la mort.
Des poussins pleins de vie sont carrément broyés.
On ne peut concevoir plus grande cruauté.
On épuise un grand cerf, lors d’une chasse à courre.
On le terrorise jusqu’à la fin du jour.
La meute le rattrape et un chasseur l’achève.
Dans l’arène bruyante, un brave taureau crève
Sur le sable brûlant, criblé de banderilles,
Sous les yeux satisfaits de nombreuses familles.
On a anéanti soixante-dix pour cent
De la faune sauvage en moins de cinquante ans.
Le monde est engagé dans une course folle.
Il a perdu son âme et brisé sa boussole.
On est indifférents aux multiples alertes
Et on ne marche plus, on court à notre perte.
C’est l’imbécilité collective qui dure,
Le coq décapité qui va droit dans le mur.
On devrait se poser près de l’arbre à palabres,
Discuter et cesser cette danse macabre.
Je suis presque certain qu’il est déjà trop tard.
On a de l’industrie pour foutre le bazar.
Le climat déréglé va finir le travail.
On ne vaut pour la vie pas plus qu’un brin de paille.




Poème de lologentil
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