Information

Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Quand tu ne me reconnaîtras plus

Quand ta mémoire

Se sera fondue

Comme fer en forge


Quand les oiseaux

S’envoleront

Sans bruit

Dans ta nuit


Et que tes yeux

Se seront fermés

Sur la trop vive

Lumière de l’oubli


Éternelle

Alors

Sans plus savoir

Qui je suis


Ce jour-là, je comprendrai

Que je ne peux vivre

Sans ton amour



Poème de Julien Hoquet
Lien direct du poème

Noël autre

à l’abri du vieux mur,
en plein soleil,
cet autre arbre de Noël
venu d’orient
comme les Rois Mages,


aux fruits doux-amers
           comme la vie,


aussi resplendissants
qu’une nouvelle aurore



Que          2021

soit aussi prodigue pour vous que le kumquat

qui, cette année encore, nous gratifie de ses fruits

entre amers et sucrés,  comme la vie



Poème de Jped
Lien direct du poème

Credo

Quand mon tombeau sera dissous
quand je serai poudre en la poudre
quand le silence épousera
ce qui naguère était ma bouche


je garderai vivants encor
le goût du pain et de l’eau pure
la saveur fraîche de l’espoir
qui monte à l’aube renaissante


Je garderai chaque sentier
battu de pluies ou de vents fauves
qui vit s’avancer mon cœur nu
gonflé du sanglot des étoiles


Je garderai l’odeur des jours
le suc des plantes qui chavirent
et le regard des chiens perdus
et la tiédeur des saisons claires


Je garderai l’oiseau la fleur
l’enfance aux yeux inaccessibles
telle chanson qui va passant
parmi les regrets et les ronces


Je garderai cette douleur
et cette joie et cette chaîne
cette blessure et cette soif
à qui je fus toujours fidèle


Je garderai les voix d’antan
et de l’amour les rouges fièvres
que je suivis sans me lasser
le long des heures désolantes


Je garderai l’or du soleil
qui me brûla et dans mes veines
la douceur secrète d’un sein
où s’épanchèrent mes poèmes


Quand mon tombeau sera dissous
quand je serai poudre en la poudre
je garderai ces feux obscurs
qui me parlèrent du Royaume



Poème de M. de Saint-Michel
Lien direct du poème

Notes atonales

Où se cachent l’hiver, son ciel de marbre gris,
Quand le vent tourne au bleu des lumières vernales,
Quand la fauvette chante en notes atonales
La noce des saisons dont nous sommes épris ?

Le temps fait oublier ce qu’il nous avait pris:
Le regret des baisers, des amours automnales,
Le deuil de février, ses œuvres cardinales,
Tout ce qui gît sous terre en nos rêves aigris.

Tu connais mon chemin entre lierre et bruyère
Que j’avais pris jadis avant que d’être à Hyères
Près du bougainvillier, du jasmin indolent.

Je connais ton chemin d’averses et de pluie,
De la couleur absente à la douleur enfouie
Jusqu’à ta différence, Ô printemps insolent !



Poème de Emrys
Lien direct du poème