Ton intemporel été

Peu à peu le temps se creuse
Entre nos pas parallèles
Et les saisons lumineuses
Comme des vagues fidèles
 
Obstinément vont et viennent
Déposant leur douce écume
De souvenirs qui m’emmènent
Loin des fleuves d’amertume.
 
Parfois surgit au détour
D’un matin au ciel plus pur,
Le regret des heureux jours
Où ton œil teinté d’azur
 
Observait avec bonté
Les failles d’un monde gris,
Où ton esprit indompté
S’élançait le cœur épris
 
Vers de folles aventures.
Ta tendre âme hante la mienne,
Ton absence défigure
Les promesses quotidiennes
 
Mais le vent ne saurait faire
Que tu n’aies jamais été
Et ton paysage éclaire
Un intemporel été.
 

 
06.03.20




Poème de Esterina
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Secret murmures.

                         Chaque mot sort de son propre silence pour toute aventure qui veut bien s’emparer de nos instants de vie. Chaque mot manifeste sur la page l’expression d’une émotion face à sa solitude : là, où la couleur des yeux s’anime de la folle envie des flammes pour annoncer une passion fervente du coeur. Les larmes de l’amour apprendront à ne jamais éteindre la douceur d’une caresse gravée comme une brûlure sur le chemin d’une rencontre. Rencontre, là, où tout se trouve, se perd, s’égare, se recherche, se retrouve et vient nous charmer jusqu’à l’oubli au bord d’un possible abîme.

 
                         Grâce à la surprise d’un éclair, rejoindre la conscience d’une autre illustration.


                           Présager l’ambition d’un vol d’oiseaux soucieux de s’évanouir sur l’horizon dans le silence de la nuit. Là-bas, s’aventure déjà le point du jour pareil à un étonnement remarquable. L’harmonie secrète d’un battement d’ailes transforme la fantaisie du regard jusqu’à connaître la renaissance couleur d’aurore, d’argent et d’or. Dès cet instant, oser flâner vers les caprices de tous les bleus qui se passionnent des frissons de l’aube, puis, poursuivre jusqu’au triomphe de chaque coloris imaginé par l’éclat de la lumière. Sentir les variations de l’humeur du vent tracer la course du temps à travers la curiosité ingénue d’un coeur ignorant l’âge des rides creusées par trop d’illusions à jamais disparues sur la mélodie de l’agitation  des saisons.


                          Ainsi va s’orchestrer la composition de ce tableau. Il vient se révéler sur un restant nocturne, libre de nuance, pareil à une nécessité couverte d’une excuse de paroles nues. Enfin, laisser à croire l’ultime confession par un dernier mot ciselé sur l’immortalité qui nous reste encore à prononcer sur la page blanche, semblable à un chuchotement salmigondis qu’il nous faudra pourtant expliquer, avant de franchir la conscience d’une autre destinée.




25/02/2020




JP D’ILLIBERIS


Poème de RUDELLE Jean-Pierre
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