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Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Tout est accompli.

Un vendredi marqué dans l’humaine mémoire
où l’azur tout à coup s’endeuille sans raison
où la ténèbre règne à perte d’horizon
où le soleil se perd dans une glace noire

Un vendredi criblant de pourpre notre histoire
où la chair se déchire à quelle trahison
où le coeur barbelé saigne dans sa prison
où l’âme sous les coups sanglote dérisoire

Un vendredi saisi d’un vertige de mort
où l’espérance tremble au néant qui la mord
où la déréliction installe son empire

Un vendredi cerné par l’enfer et l’effroi
où le blasphème s’ouvre à des éclats de rire
où le Christ pour nous tous est cloué sur la Croix


Poème de M. de Saint-Michel
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La mort qui vient

Lorsque l’ombre du jour fuyant

Aura révélé mon destin,

Quand de mes attaches au temps

La mort aura brisé les liens,

Mes yeux ne verront plus l’argent

Ni l’or briller dans le matin.


Quel étrange déchirement

Que d’avoir à quitter ce monde

Où j’ai vu tant d’enchantements

Et mes enfants venir au monde.

Ah ! Je voudrais qu’il soit présent

Ce passé où les ans se fondent.


Je vois encore ces étés

Baignés d’un soleil invincible,

Nous étions alors chevaliers

Armés d’une joie indicible

Et tout n’était qu’éternité

Dans cette insouciance paisible.


Mais allons, il se fait bien tard,

Déjà les ténèbres s’allongent,

Ma vie part dans l’oubli du soir

Et la nuit engloutit les songes…

Qui me redonnera l’espoir ?

La peur et l’angoisse me rongent !


Ô mon Dieu, viens à mon secours !

Terrasse le vieil homme en moi

Qui ne veut croire en ton amour,

Qui seul se meure loin de toi…

Brise les liens qui me font lourd,

Élève mon âme vers toi !


Poème de Jérôme N.
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Terre plurielle, Rêve Singulier

J’aime à contempler les oliviers
Ils ont l’air sereins, altiers
En rangs serrés, l’écorce burinée
fixant le paysage de leur éternité,
Sur la terre de sienne, un souffle passe,
la poussière ocre colore les murs,
Tuiles romaines et jardins en terrasses ,
dans le patio ombragé quelques murmures,
Sur les créneaux des palais mauresques,
La lumière frappe brutalement,
Sidérale , coupante , dessinant des fresques,
Aux frontons , saillie et encorbellement,
Le pays d’où je viens,
est une lande verte de pluie,
ou dorment les âmes de nos anciens,
Nous laissant le gout de la liberté , de la vie,
Des fêtes nocturnes sur les places pavées
De l’encens que l’on brûle,
tous ces odeurs de la nature sacrée,
l’anis, la cannelle, d’une tasse de café qui fume ,…
Derrière la grille en fer forgé des jardins
chuchotement de l’eau dans les fontaines,
les coeurs éblouis d’espoirs des petits matins,
où les rêves s’éveillent sur des parterres fleuris,
Les horloges du temps ont soudain ralenti,
Aux clochers tintent les heures moroses,
et peu à peu les images se sont évanouies,
nous restent alors, les ocres, les verts, les mauves.
Mon voyage à prit fin avec le petit jour,
je songe à des pays nouveaux, toujours,
j’en ai retrouvé les parfums capiteux,
et sur mon oreiller les éclats subtils et lumineux..




Poème de Olivier HEBERT
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Main dans la main

Timide main serre
Une autre si chère
Et pétrit sa chair
Si souple matière

Pouce contre pouce
Frottent leurs peaux douces
Gentiment se poussent
Gaiement se repoussent

Touchantes de grâce
Deux paumes s’embrassent
De paix jamais lasse
Dix doigts s’entrelacent

Un flot de chaleur
Traverse mains sœurs
Du haut du majeur
Jusqu’au bout du cœur




Poème de Diego1111
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