Soirs d’été à Strasbourg

La main dans la main, deux par deux,
Se promènent les amoureux
De tous les styles, tous les âges,
Le long de l’Ill ou sur la place
 
Debout ou assis en terrasse
Dégustant les yeux dans les yeux,
Quelques spécialités locales,
Un vin du cru ou une glace.
 
Près des jets d’eau ou sur un banc,
Admirant les vitraux romans
De la superbe cathédrale,
Heureux d’être là simplement
 
Mine apaisée et cœur content,
Quelques étoiles dans les yeux,
Ils se promènent deux par deux
Dans la ville des amoureux.

Pluies diluviennes

Aux victimes des terribles inondations qui ont frappé la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg, les Pays Bas…

– À Étienne


La Meuse sort de son lit
Et se répand sur les berges,
S’infiltre par les égouts
Inonde rues et ruelles,
 
Toutes ces pluies diluviennes
Font déborder les rivières
Charriant des torrents de boue
Qui sous peu recouvrent tout
 
On ne voit plus les voitures
Immergées au fond de l’eau ;
Il faut chercher en bateau
Habitants et animaux
 
Réfugiés sur les toitures,
Ou patientant aux fenêtres,
Pour sauver ce qui peut l’être.
Triste été pour la planète.

Comme une vague de tristesse

Comme une vague de tristesse
Qui s’abat sur toi certains soirs,
Une langueur qui se révèle
Et t’enveloppe de brouillard
 
À l’heure où d’autres vont glisser
Tranquillement dans le sommeil,
Ta mélancolie se réveille
Et colonise tes pensées
 
Plongeant ton esprit dans la peine,
Dissimulant jusqu’à tes rêves,
Tes réussites de la veille
Et ton cœur en reste troublé.