Crépitement de lumière
À la surface de l’eau,
Pyrotechnie naturelle
Qui projette sur le dos
De l’ondoyante matière
Des myriades de diamants,
Scintillant à leur manière
Au gré de l’onde et du vent,
Vif-argent sur l’océan.
Crépitement de lumière
À la surface de l’eau,
Pyrotechnie naturelle
Qui projette sur le dos
De l’ondoyante matière
Des myriades de diamants,
Scintillant à leur manière
Au gré de l’onde et du vent,
Vif-argent sur l’océan.
– À T. L.-C. –
Promenade le long des rives,
Rayons solaires en déclin,
Admirant le feu d’artifice
Des grands tournesols du jardin
Constellant les berges du Rhin
D’une opulente floraison,
Rondes spirales de fleurons
Au cœur d’un astre souverain ;
Ils viennent chacun saluer
La puissante source de vie,
Pour mieux se laisser enflammer
Aux derniers feux d’avant la nuit.
– À T. L.-C. –
La pluie et le soleil,
Les vagues argentées,
Le vent venant fouetter
La plage et les visages
D’un sable aux grains dorés
Lorsque vous repartez,
Le cœur à marée basse,
Emportant ces images
Au fond de vos bagages
La mémoire les grave
Dans l’argile mouillée
De votre âme peinée,
Puis pieusement les classe
Parmi les fines pages
D’un somptueux herbier,
Afin d’en préserver
Les saveurs océanes
Qui viendront éclairer
Les saisons à venir
De tous ces souvenirs
Inspirant vos pensées
L’été tant espéré
est venu se poser
Le temps de partager
sa brillante clarté
L’été a résisté,
pour mieux nous éblouir,
Afin de nous laisser
quelques beaux souvenirs
Puis il s’en est allé
sur la pointe des pieds
Et tremblent les feuillages,
et voguent les nuées…
Entrer dans la belle verte,
Se plonger avec délice
Dans cette masse liquide,
Se fondre dans la matrice
D’un abysse originel,
Puis, sous l’émeraude clair
D’une eau vivante et complice,
Admirer le fond d’or pâle
Où vient danser la lumière
Qui sans se lasser dessine
Les résilles qu’un soleil,
Pris dans l’onde aux vagues lisses,
Projette, telle une opale,
Dans un chatoiement vermeil,
Sur l’étendue de silice.