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Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Il y a quelque temps, j’ai écrit un poème

Il y a quelque temps, j’ai écrit un poème.
C’était pendant l’automne, un jeudi matin blême.
Il parle d’une femme et d’un cheval de Troie,
Son parfum capiteux qui se cramponne à moi.
Ce sont, parmi mes vers, ceux-là que je préfère.
La subjectivité est un profond mystère.
Ce n’est sûrement pas le poème idéal.
D’autres yeux que les miens le trouveront banal
Et la rime de trop pourrait prêter à rire.
Mon cœur a ses raisons, d’insondables délires.
Tous ses mots me disent, tout bas et à l’envi,
« Il était une fois » la femme de ma vie.
Quand je suis inspiré, j’essaie de l’égaler.
Je n’y réussis pas, année après année.
Tous les vers que je fais ne sont que des broutilles.
Ils n’arrivent jamais au bas de sa cheville.
Ma pensée est en cage et elle tourne en rond.
Retrouverai-je un jour l’admirable frisson ?
Je le rechercherai jusqu’à mon dernier jour,
Ainsi que les transports de mon premier Amour.



Poème de lologentil
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Tu es l’amour

Tu es l’amour, le vrai, le vif-argent,

L’amour qui danse, chante, fait la fête,

L’amour qui blesse et laisse, âme défaite,

Le corps décomposé dans l’entre-temps.

Tuer l’amour hurlant aux quatre vents,

L’amour qui cogne à la porte des têtes,

L’amour idiot qui rend fou, qui rend bête,
Qui fait de nous des géants, des enfants.

L’ai-je connu un jour, un seul instant ?

L’ai-je brûlé dans ton foyer ardent

Que ne pouvait éteindre ma tempête ?

Qu’importe maintenant, je suis devant

Tes bras ouverts et ton cœur rouge sang !

Je suis au bout du chemin de ma quête.


Poème de Emrys
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Le masque de la mort

Elle était ce regard

Qui se posait sur le monde

Et le monde était son regard

Qui se posait sur moi

Elle était la tendresse du monde

Qui marche vers La Vie

Toute la tendresse de la mère

Elle était la mère même

Pour chaque chose du monde

Elle était le monde

Le mien

Elle voyait une souris

Dans l’herbe haute

Quand nous ne voyions rien

Qu’un tableau du douanier

Elle voyait la lumière

Dans le ciel bleu des athées

Elle marchait vers moi

Où nous rêvions ensemble des nuages

Revenus de guerre

Canons épuisés

Le cœur plein d’espoir

Elle était ce regard

Qui roulait sur les choses

Pour mieux les caresser

Et les aimer

Si jamais vous passez en Paradis

Vous la remarquerez

Avec ses longs cheveux blancs

Qui cachent ses ailes d’ange

Vous aussi vous l’aimerez

Comme je l’aime toujours

Et un jour

Nous serons tous réunis

Dans un Grand Champ de Fraises

À nous faire des mamours éternels

Avant que n’arrive la fin du monde

Et alors et encore elle sera ce regard

Qui se posera sur moi …


Poème de Julien Hoquet
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