Octobre se devine derrière les roseaux
Octobre se décline à travers les coteaux
Octobre s’illumine dans le lever du jour
Octobre s’enracine au milieu des labours
Octobre s’éparpille par-delà les troupeaux
Octobre se dilue dans les reflets de l’eau.
Octobre se devine derrière les roseaux
Octobre se décline à travers les coteaux
Octobre s’illumine dans le lever du jour
Octobre s’enracine au milieu des labours
Octobre s’éparpille par-delà les troupeaux
Octobre se dilue dans les reflets de l’eau.
– À ma fille –
Quand le soleil d’automne s’échappe des nuages,
Ses doux rayons ambrés réchauffent la saison,
Réconfortant le ciel, et chaque feuille d’arbre,
En éclaboussant d’or des cimes aux buissons.
Quand le soleil d’automne s’échappe des nuages,
Il vient illuminer d’un seul coup l’horizon,
Et nous entraîne alors dans ses vagabondages
À travers sa palette aux chaudes vibrations.
– À mon frère –
Tapis craquants de feuilles mortes
Raidies par le froid de la nuit ;
Feuilletés aux teintes d’automne
Étincelants de pruine fine,
Éveillés par ce rai qui luit
Nervures rehaussées de givre,
Blanche dentelle qui scintille
D’une poussière diamantine
Sous les feux de l’astre de vie
Dont la lumière nous enivre
Par sa douce chaleur amie,
Esquissant dans l’air attendri
Son aquarelle hélianthine
– À Marie July –
Air soufflé dans les feuilles mortes,
De grises flaques délogées ;
Brassées aériennes d’automne,
Bruyants essaims qui tourbillonnent,
Dans un vrombissement de rhombe,
De mille ruches échappés.
Charme des rousses envolées
Qui se soulèvent et retombent
En végétales particules,
Qui joyeusement papillonnent,
Puis s’assemblent en monticules,
Plus loin chaque fois repoussés.
Lent cortège de feuilles mortes
Chahutées puis canalisées,
Que l’on rassemble et l’on escorte,
Guidées par d’étranges bergers
Menant ces troupeaux en errance
Pour d’automnales transhumances.