Passe-passe

– À A. –


Toujours plus de pression, chantage, répression,

Ou tirs sans sommation. Mais jusqu’où ira-t-on ?

Quand réagira-t-on face aux aberrations

D’une guerre larvée qui ne dit pas son nom ?

Quand allons-nous sortir de la sidération,

De la résignation et de la soumission ?

Pour garder la santé il faudrait s’enfermer,

Il faudrait se masquer, ne plus se côtoyer,

Se toucher, s’embrasser, pendant quelques années ;

Il faudrait accepter de se faire injecter,

Sans plus s’interroger, tous les cinq ou six mois,

Un produit qui n’a pas tout à fait terminé

Sa période d’essai mais qui, malgré cela,

Fait de nombreux dégâts.

Faudra-t-il que l’on perde toutes nos libertés,

Dont celle de penser avec discernement ;

Ne pas remettre en cause chacun des boniments

Qu’au quotidien martèlent des cerveaux aveuglés

Par la duplicité, pourris par la gangrène

Des conflits d’intérêt,

En laissant des enfants, qui ne sont pas touchés,

Supporter sans broncher la culpabilité

D’être ainsi désignés comme boucs émissaires

Dans cette société en perte de repères

Qui préfère ordonner, contraindre, condamner,

Et expérimenter sur leur jeune existence

Les « progrès de la science », plutôt que de donner

Les soins appropriés et de mieux renforcer

Toute l’immunité d’un peuple malmené ?

Nous autres, descendants d’une France éclairée,

Qu’avons-nous laissé faire en ouvrant sans prudence

La boîte de Pandore, quand, pour contrer la mort

Qui sera là demain, que ça nous plaise ou non,

L’on sacrifie la vie d’une population

Et ce qui fait de nous de vrais êtres humains ?

Soyons sourds aux sirènes qui viennent susurrer

Ce que l’on doit penser, nous isolant des autres

Pour mieux nous contrôler, et rejettent la faute

Sur ceux qui n’ont rien fait, pour mieux nous diviser.

Que chacun puisse agir en son âme et conscience,

Gardant les pieds sur terre et l’esprit en alerte,

Libre de décider de ce qu’il a à faire

Surtout quand le « remède » est aussi peu fiable.

Restons bien vigilants, cherchons la vérité,

Défendons sans relâche la part d’humanité

Guidant nos existences pour mieux nous épauler ;

Protégeons nos enfants, préservons le vivant.

Un jour ordinaire

Séismes dévastateurs
Et tempêtes déchaînées,
Inondations meurtrières,
Fonte de nos grands glaciers
 
La sylve part en fumée
Derrière un rempart de flammes ;
Combien d’âmes étouffées,
Combien de sinistres drames
Laissent nos cœurs ébranlés ?
 
Où sont passées les abeilles ?
L’homme empoisonne la terre,
Les océans, les rivières,
Polluant jusqu’à l’espace,
Projetant d’autres menaces
Sur cet avenir plombé
 
La corruption prend ses aises
Et gangrène le système,
La faim, la peur et la guerre
Laissent des lieux désolés,
Kaboul n’a pas résisté…
 
C’est un jour ordinaire
Sur la planète Terre.

Liberté Égalité Fraternité

Brève bouffée d’humanité
Libre arbitre à développer
Espoir qui peu à peu renaît ;
Unité d’un peuple éprouvée
 
Bon sens à reconsidérer
Liberté gagnée pied à pied
Aspirations plus élevées,
Nation prête à se relever ;
Conscience un peu plus éclairée
 
Reprise en main des destinées,
Objectivité recherchée
Ultime chance de changer
Grand élan de fraternité ;
Enfin le sursaut espéré.

Dans quel monde vivons-nous

Dans quel monde vivons-nous ?
De quel monde voulons-nous ?
La tyrannie des puissants
S’exerce sur bien des plans
Et resserre son licou,
Étranglant chacun de nous.
 
Peuple méprisé de France
Retrousse un peu plus tes manches
Et relève bien la tête
Car ton salut en dépend,
Nul ne peut mieux que toi-même
Défendre ce que tu aimes.
 
Si tu ne prends pas les rênes
Pour combattre ces serpents
Qui avancent en rampant,
C’est ton âme que tu perds.