Sur la branche

– À ma fille –

Il suffit d’un oiseau qui siffle sur la branche,

L’arrivée au printemps d’une abeille, un bourdon,

D’un rayon de soleil qui caresse le front,

D’un arbre qui fleurit de ses mille bourgeons

Il suffit d’un ciel bleu, d’un parfum qui s’exhale

D’une brise ténue, d’un nuage inspirant,

D’une herbe délicate qui se balance au vent,

Pour ressentir soudain la beauté de l’instant

Il neige des pétales

– Pour Anna –




Il neige des pétales

Sur la terre meurtrie,

Symphonie pastorale

Des vergers d’Arménie

Il danse des flocons

Sur les arbres transis

Et montent des chansons

De leurs blanches ramilles

Il tombe des flocons

Sur les maisons blotties

Et les ventres féconds

S’arrondissent de vie

Il pleure des flocons

Sur les arbres fleuris,

Mais le printemps demeure

Et se rit des fusils.

Sous l’écorce brunie

Sous l’écorce brunie

La sève se prépare ;

Les graines en dormance

S’éveillent sans un bruit

Et les tendres pétales

Repliés dans la nuit,

Les premiers de cordée,

Dans l’air froid qui sévit

Défiant les gelées

À l’aube de leur vie,

Déploient leur soie gaufrée

Sous le soleil qui luit.

Quand viendras-tu, Chéri,

Poursuivre ta romance ?

Le printemps recommence,

Le printemps est ici.

Une bouffée de printemps

– À Thierry L.-C –


Une bouffée de printemps

S’est glissée dans votre lettre ;

Comment ne pas succomber

À ce délicieux appel ?

La clairière de vos rêves,

Le bal joyeux des brins d’herbe

Tournoyant face à la mer ;

Les éléments qui fusionnent

Dans une douce aquarelle

Et ce soleil qui rayonne

Pour nous redonner des ailes !

Une bouffée de printemps

S’est glissée dans votre lettre ;

Je la relirai souvent

En attendant que reviennent

Les premiers bourgeons floraux

Des prémices du printemps,

Annonçant des jours plus beaux,

Éveillant des cœurs plus grands.