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Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Terre plurielle, Rêve Singulier

J’aime à contempler les oliviers
Ils ont l’air sereins, altiers
En rangs serrés, l’écorce burinée
fixant le paysage de leur éternité,
Sur la terre de sienne, un souffle passe,
la poussière ocre colore les murs,
Tuiles romaines et jardins en terrasses ,
dans le patio ombragé quelques murmures,
Sur les créneaux des palais mauresques,
La lumière frappe brutalement,
Sidérale , coupante , dessinant des fresques,
Aux frontons , saillie et encorbellement,
Le pays d’où je viens,
est une lande verte de pluie,
ou dorment les âmes de nos anciens,
Nous laissant le gout de la liberté , de la vie,
Des fêtes nocturnes sur les places pavées
De l’encens que l’on brûle,
tous ces odeurs de la nature sacrée,
l’anis, la cannelle, d’une tasse de café qui fume ,…
Derrière la grille en fer forgé des jardins
chuchotement de l’eau dans les fontaines,
les coeurs éblouis d’espoirs des petits matins,
où les rêves s’éveillent sur des parterres fleuris,
Les horloges du temps ont soudain ralenti,
Aux clochers tintent les heures moroses,
et peu à peu les images se sont évanouies,
nous restent alors, les ocres, les verts, les mauves.
Mon voyage à prit fin avec le petit jour,
je songe à des pays nouveaux, toujours,
j’en ai retrouvé les parfums capiteux,
et sur mon oreiller les éclats subtils et lumineux..




Poème de Olivier HEBERT
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Main dans la main

Timide main serre
Une autre si chère
Et pétrit sa chair
Si souple matière

Pouce contre pouce
Frottent leurs peaux douces
Gentiment se poussent
Gaiement se repoussent

Touchantes de grâce
Deux paumes s’embrassent
De paix jamais lasse
Dix doigts s’entrelacent

Un flot de chaleur
Traverse mains sœurs
Du haut du majeur
Jusqu’au bout du cœur



Poème de Diego1111
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Théâtre d’ombres

                 matins mornes

après les illusions

et les mensonges de la nuit


à la fenêtre, les arabesques  

à l’encre de Chine

                   du grand frêne,


immense toile d’araignée

d’un théâtre d’ombres

sur fond de ciel d’hiver,


dans une lumière cendrée


précédant les splendeurs 


                         de l’aurore



Poème de Jped
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Quand tu ne me reconnaîtras plus

Quand ta mémoire

Se sera fondue

Comme fer en forge


Quand les oiseaux

S’envoleront

Sans bruit

Dans ta nuit


Et que tes yeux

Se seront fermés

Sur la trop vive

Lumière de l’oubli


Éternelle

Alors

Sans plus savoir

Qui je suis


Ce jour-là, je comprendrai

Que je ne peux vivre

Sans ton amour



Poème de Julien Hoquet
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