N’oublie pas

N’oublie pas que je suis là,
 
Dans cet air que tu respires
Dans l’eau claire que tu bois,
 
Dans la beauté qui t’inspire
Dans le soleil que tu vois,
 
Dans cette fleur qui se mire
Dans le miroir d’une mare,
 
Dans le bourdon qui butine
Pour récolter son nectar,
 
Dans la larme qui s’attarde
Sur le velours de la joue,
 
Dans le sourire fugace
Qui t’aide à rester debout,
 
Dans la lumière fragile
De l’automne aux reflets roux,
 
Dans le grand lit un peu vide
Où tu te languis de nous,
 
N’oublie pas que je suis là…

C’est le temps qui pleure

C’est le temps qui pleure,*
Vous avez raison,
Ce n’est pas un leurre
Et c’est de saison,
 
Laissez votre cœur,
Par cette oraison,
Chanter sa douleur
Et sa rédemption.



*Merci Julien pour cette émouvante expression.



Texte écrit en réponse à un commentaire de Julien Hoquet suite à son émouvant poème Le masque de la mort.
http://www.toutelapoesie.com/salons/topic/92038-le-masque-de-la-mort/ 

Dès que sonnera l’heure

– À Julien Hoquet –


Dès que sonnera l’heure de revenir vers Elle
Pour évoquer tout bas vos années de bonheur
Laissez-la vous guider vers son autre demeure,
Dans cet espace-là qui vibre encore d’Elle.
 
Quand minutieusement vous aurez rassemblé
Les mille et un éclats des brisures du cœur
Il sera encor temps de déployer vos ailes
Afin de retrouver de la vie les saveurs.
 
Dès que sonnera l’heure de revenir vers Elle,
Votre âme à nouveau libre d’arborer ses couleurs
Faites-lui la faveur d’accompagner vos vers
D’un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.*



* Gratitude éternelle à Victor Hugo à qui j’ai emprunté le dernier vers de son bouleversant poème, Demain dès l’aube

J’écouterai vos silences

– À Julien Hoquet –


J’écouterai vos silences
Et cueillerai s’il le faut
Vos discrètes confidences
Pour vous libérer des maux
Qui meurtrissent l’existence.
 
Durant la terrible épreuve
Je serai à vos côtés,
Quand un rideau de douleur
Tombera sur votre cœur,
Bouleversant vos pensées ;
 
Quand malgré votre chagrin
Il vous faudra renoncer
À l’accompagner plus loin ;
Quand le jour deviendra noir
Comme un cri de désespoir ;
 
Je serai votre soutien,
Une épaule secourable
Si vous en avez besoin
Pour épancher ce trop-plein
D’amour chaviré de larmes.