Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.
Archives de la catégorie : Poèmes que j’aime
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- Je m’ennuie tant de vous, qui riez dans la nuit…
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- Je ne regretterai jamais ces perspectives
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- L’embouchure
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- L’heure est à la beauté…
- L’homme et le renard
- L’intime secret
- L’or du temps
- L’enfant caché en moi
- L’or du temps-
- La boîte de Pandore
- La caresse de l’eau
- La douceur de l’instant
- La femme-océane
- La fin de la nuit
- La grande boucle
- La isla de Aves ou les eaux bleues de la mémoire
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- La main de lumière
- La mort qui vient
- La tour d’astronomie
- La vague
- Larmes de lumière
- Le baiser de Klimt
- Le baiser du vent
- Le baiser-tempête
- Le bal des chrysanthèmes
- Le bal des papillons
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- Le gros cerveau humain est le berceau du mal
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- Le temps des cerises…
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- Septembre
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- Six pieds sur Terre
- Sous le limon des jours
- Sous un ciel d’encre
- Sur la route
- Sur les remparts du temps
- Ta beauté
- Tandis
- Tempête
- Terre plurielle, Rêve Singulier
- Théâtre d’ombres
- Tombeau
- Ton cœur
- Ton intemporel été
- Ton parfum
- Toujours sur le chemin
- Tourbillons et vertiges
- Tout est accompli.
- Transparence
- Transport de sodium
- Trois mots doux
- Trois notes parfumées (shamisen)
- Tu es
- Tu es l’amour
- Tu es…
- Tu te souviens ma mie
- Un chemin
- Un jour d’été
- Un parfum venu de nulle part
- Un pont
- Un rien d’éternel
- Un soleil levant
- Un souffle
- Une mémoire d’étoiles
- Une robe
- Une vague
- Vagues vous êtes folles
- Variations d’avril
- Vertige, que suis-je ?
- Via amatoria
- Vite fait
- We’ll gather lilacs in the spring again
Hybris
Il était un miracle, une perle d’azur,
Errant en solitaire au cœur de l’univers.
Il était la lumière imprégnant la nature,
Imbibant le trésor de sa douce atmosphère.
Il était un miracle éclos sur cette Terre,
Cette vie à foison naissant et prospérant,
Répandant sa beauté le long des millénaires,
Explosions de couleurs, éventail fulgurant.
Il était un bonheur, tel un élan à vivre,
Le soleil irradiant un ciel plein de promesses,
La frénésie des sens, des rêves à poursuivre,
Autant de créations à inventer sans cesse…
Puis il est arrivé, fragile créature,
Investissant le monde et dominant ses frères.
Lui, pourtant si chétif, à la faible ossature,
En conquit peu à peu l’écorce tout entière.
Cet être tourmenté se révèle ambitieux,
Il œuvre à corps perdu à sa prospérité,
Se fait un paradis immodeste et luxueux
Au détriment de ceux qui ne peuvent lutter,
Se divise et se bat, sème la peur, la guerre,
Jouant avec le feu de ce fou Prométhée.
Il réduit des portions complètes de sa Terre
A l’empoisonnement, à la stérilité.
Maudit soit donc celui qui lui fit ce présent,
Cause de ses malheurs, cause de sa folie,
Cause des destructions qui font couler le sang
Et étouffent le flux souverain de la vie.
Saura-t-il retrouver de la lucidité,
Se souvenir à temps de son humilité,
De la sobriété reprendre le chemin,
Et renouer enfin avec un bonheur sain ?
Poème de Esterina
Lien direct du poème
Beauté furtive
« il vous faudra suivre des yeux
les lignes et les traces sur le sol,
les traînées sur les murs,
lire dans les nuages , intensément »
ainsi parlait, il y a cinq siècles,
Maître Léonard aux jeunes peintres,
de là naîtrait l’œuvre d’art,
et non du pur spectacle du monde
. . . . . . .
les hommes ont de tout temps
déchiffré le ciel
et, des amas d’étoiles indistincts
ont surgi des formes singulières,
les constellations,
tout un bestiaire, du Bœuf
à la Grande Ourse, au Scorpion,
et à l’Aigle,
une mythologie, de Mars à Vénus,
d’Orion à Cassiopée
les Mésopotamiens caressaient du regard
les courbes du paysage
et, de lignes de crête en versants,
d’épaulements en vallées,
ils conduisaient leurs canaux d’irrigation
d’un œil sûr, à travers les terres,
faisant fleurir le désert
les philosophes grecs cherchaient,
un bâton à la main, dans le sable,
les formes parfaites
qu’ils avaient entrevues
dans leurs rêveries sur la nature
ou dans leurs songes :
carrés, triangles, trapèzes,
et le plus sublime de tous, le cercle,
qui n’a ni point d’origine ni de fin,
partout égal à lui-même,
et qui, dans sa forme pure
n’existe pas sur terre,
seulement dans l’esprit le plus hardi,
et parmi les astres,
chez le dieu-soleil, source de vie,
maître absolu des cieux
ou, dans sa version nocturne
et transitoire, hésitante et furtive,
la lune, femme et passagère,
à la fois attirante et décevante,
mais inégalable dans sa plénitude
. . . . . . .
…. et nous, encore aujourd’hui ,
en quête d’émotion et de sens,
dans une ombre furtive, une silhouette
entr’aperçue,
dans l’empreinte des vagues sur le sable,
dans un reflet sur l’eau des étangs,
dans un bruit de voix étouffé,
un geste de la main, ou comme Léonard,
dans le capricieux dessin des nuages,
que cherchons-nous ?,
sinon un signe, une inspiration,
un éclair de vérité, un peu de beauté,
un élan, un frisson de vie,
un simple instant de poésie
Poème de Jped
Lien direct du poème
Maison
Danse avec les fleurs
Tu voyages en moi
En toi je voyage
En nous bien à l’abri
Défions les jeux inconstants de la mer
Défions les mouvements incessants du monde
Danse je t’ai offert un nid ?
Mais c’est toi ma maison
Et dans cette maison
Il est une chambre d’âme
Où nous dormons
ensemble
Silhouette
Ombre énigmatique et fugace,
Évanescente à douter d’être,
De son passage nulle trace,
Oubliée jusqu’à disparaître.
Interdit de sourire au monde,
D’en respirer les douces ondes.
Effacée, emmurée vivante,
Cernée, dans son tissu enclose,
Incarcérée, inexistante,
Son gardien veille et s’interpose
Entre elle et la vie qui s’élance.
Entravée, niée, opprimée
Par le carcan de l’ignorance,
Autant dès lors la supprimer.
Interdit de laisser entendre
Sa frêle voix pour se défendre.
Assassinée à petit feu,
Étouffée dans sa camisole,
Par un homme au regard sérieux
Qui sur elle a pris tout contrôle.
Interdit d’offrir son visage,
A qui pourrait lire un message.
Privée du vent qui déraisonne,
Des livres ouverts sur le monde,
De la fière joie qui claironne,
Et de la liberté féconde…
Interdit le chant de son âme,
Interdit de dire son drame.
Elle ne laisse aucune empreinte,
Discrète errante dans la nuit,
Nul ne relâche son étreinte
Sur cette femme anéantie.
Qui saura lui réinventer
L’itinéraire de lumière
Qui lui rendra sa dignité,
La conduira vers d’autres sphères ?
Interdite la poésie,
Qui distille ses hérésies.
Poème de Esterina
Lien direct du poème
Féerie
Il y eut un été aux grappes nonpareilles
Un silence y régnait dont le siècle mourut
Tout le long du sentier peu à peu avait crû
un parfum évoquant d’impensables merveilles
Une brise baignait l’azur baisait la terre
Les ombres uniment luisaient d’un bleu ardent
jusqu’ à ce que midi trônât Lors quel chiendent
quel chardon n’émettait un rayon de mystère
Au zénith par instants vibraient des ailes blanches
d’oiseau sans doute bien Ou d’ange On ne le sut
jamais en vérité Mais l’éclair aperçu
révélait un bonheur aux millions de dimanches
Des taches d’or brûlant et de rouges zébrures
fleurissaient l’herbe avec pour couronner l’éclat
la danse d’une abeille Exultait çà et là
quelque cigale au fond d’un monceau de diaprures
De poussière il n’était qu’une poudre dorée
quand l’air parfois nimbait dans les feuilles les nids
Vacances de juillet Poèmes infinis
Et soudain sous le ciel s’avança l’Adorée
