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Merci aux poètes et poétesses d’avoir accepté de partager quelques uns de leurs écrits sur cette page.

Du soleil plein les yeux

allongé sur l’herbe,


du soleil plein les yeux,

non pas la morsure de feu
au cœur d’un été sauvage
mais, sur la peau, déjà
la caresse de l’arrière-saison

le parasol rabattu maintenant,
dressé sur son mat
comme orphelin,
                  et prêt à l’envol

vers l’immensité bleue
tatouée de blanc
par un  de ces grands oiseaux
d’acier

           qui vous emportent
vers un ailleurs de sable blanc,
d’eaux transparentes
sur fond d’algues et de coraux

où je crois voir se profiler

l’ombre d’un jeune homme

                  qui me ressemble



Poème de Jped
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Tu es…

Tu es les vagues de la mer qui s’écrasent en rouleaux le long des plages, qui saisissent les corps et les âmes, les font danser dans la houle et les rejettent épuisés sur le sable chaud, lassés de ces étreintes folles. 
Tu es les chants des sirènes qui fascinent les hommes au cœur des nuits d’été, qui promettent une ronde endiablée au cœur des abysses. 
Tu es le sel porté par le vent d’autan qui donne goût à chaque émotion, 
Tu es le feu qui ravive les braises et les passions.
Tu es la Vie.


Poème de Gilles Tardy
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Septembre

Septembre est arrivé,
sur la pointe des pieds,
petits matins mouillés,
tout couverts de rosée.

les jours épicés,
au soleil de l’été,
ont changé de couleurs,
déjà les arbres pleurent.

larmes jaunes et carmins,
éblouissant nos yeux,
leurs bouquets dans nos mains,
L’on se réchauffe un peu,

pour moi qui vis le cœur béant,
les fenêtres de l’âme,
ouvertes aux quatre vents,
le ciel de traîne de l’automne,
annonce des jours monotones.

Devant les regards qui s’étonnent,
l’été s’enfuit, l’été s’en va,
sous le souffle de Perséphone
belle saison se meurt déjà.


Poème de Olivier HEBERT
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Comme jadis Hugo le disait tout bas,

Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu’un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d’ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !

Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?


Victor Hugo

L’éternel printemps

J’espère être aimé de vous

comme on franchit un obstacle

comme l’on prie à genoux

comme on espère un miracle

j’écris cet épithalame

comme on mendie un destin

comme on prie de toute l’âme

comme on désire sans fin

j’invente votre présence

et ma maison vous attend

je m’en remets à la chance

et à l’éternel printemps.


Poème de michelconrad
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