A bas bruit

– À ceux qui ne voient pas, n’entendent pas, ne parlent pas ; car il ne suffit pas d’ignorer les souffrances d’un peuple pour les faire disparaître…

Merci d’ouvrir les yeux, les oreilles et la bouche pour empêcher le désastre humanitaire qui se prépare en Artsakh et en Arménie, à bas bruit. –



Dans quelle société sommes-nous arrivés

Pour laisser massacrer un peuple sans bouger

Ou si peu, à regret, pour mieux se décharger

D’éventuelles bouffées de culpabilité

Des femmes, des enfants, des vieillards désarmés,

Une génération sous les bombes tombée

Entre armes prohibées et drones assassins

Et ne me dites pas que c’était le destin

Ce qui m’émeut

Et si tout cela m’émeut tant,

Est-ce dû à ce chant poignant

Qui me transporte chaque fois ?

À tes récits, à ton regard,

À l’écho même de ta voix

Qui accompagne mes silences ?

Est-ce dû aux cris de l’Histoire

Qui résonnent dans ma mémoire ;

L’émotion puisée dans ton art ?

Est-ce quelque réminiscence

D’un souvenir, d’une expérience,

Vécus dans une autre existence ?

Bonheur d’une rencontre

À la papeterie où je flânais un brin… –


Bonheur d’une rencontre

Que l’on n’attendait pas ;

Gratitude profonde

À la Saint Nicolas

Émotions en cascade,

Bonté à fleur de voix ;

Éclat d’une belle âme

Qui se dévoile à moi

Paroles qui résonnent,

Lumière au fond des yeux ;

Étoiles qui s’étonnent

De briller loin des cieux

Écho spirituel

Des vrais Grands de la Terre

Œuvrant pour le bien-être

De ceux qu’on n’entend pas

Humbles parmi les humbles

Qui rayonnent de joie,

Pour éclairer le monde

Et inspirer nos pas

Il n’est plus beau cadeau

Que ces rencontres-là

Qui rendent la vie belle

Et donnent à chacun

La foi en l’âme humaine

Et l’espoir en demain.

Empathie des cœurs

Empathie des cœurs

Murmures des voix

Des chansons, des pleurs

Sous le même toit

Hommage et douleur

Visages défaits

Silence, pudeur,

Et tant de regrets

L’être cher est là

Si proche de nous

Mais l’on ne peut pas

Embrasser sa joue

Il est un peu tard

Pour se reprocher

Ce que l’on n’a pas

Dit, écrit ou fait

Tant de souvenirs

Pour nous assaillir

Malgré le respect

De ses volontés

Après les discours

Le compte à rebours

Pour se recueillir

Avec dignité

Un dernier regard

Vers ce lourd miroir

Avant l’au revoir

Pour le Grand Départ

Une âme qui passe

– À Jo


Un oiseau dans le ciel

Au-dessus de la ville,

Est-ce une âme qui passe

Voyageuse tranquille ?

Est-ce un dernier survol

Des lieux de son enfance

Le décisif envol

Après la délivrance ?

Est-ce un dernier regard

Pour embrasser le monde

Et ces êtres aimants

Que le chagrin inonde ?

Est-ce un dernier adieu

À cette vie terrestre

Avant de regagner

L’immensité céleste ?