J’attendais

J’attendais, impatiente, que le monde s’éveille
De sa sourde torpeur et veuille se lever,
J’attendais quelque signe qui vienne confirmer
Que ma longue prière n’avait pas été vaine.
J’attendais que le fort protège le plus faible
Et que nos dirigeants soient des plus exemplaires…
 
Mais quelle longue attente pour tous ceux qui espèrent
Que des pays amis viennent les épauler
Et veuillent reconnaître en leur vibrant appel
Tous ces crimes commis contre l’humanité
 
Quel indécent calvaire pour ceux qui désespèrent,
Qui souffrent dans leur âme, qui souffrent dans leur chair,
Ceux qui sont suspendus à la moindre nouvelle,
Quelle vienne du front ou d’une autre nation,
Œuvrant avec courage et détermination
Pour défendre ce peuple qui n’a que trop souffert.
 
Il y a des silences que je ne comprends pas,
Des inhumanités que je n’accepte pas,
Des urgences qui passent toujours au second plan,
Des excuses indignes de nos « grandes nations »
Qui ne protègent pas leur civilisation,
Laissant l’hypocrisie et la passivité
Endormir les esprits et affaiblir ses rangs.
 
La désinformation envahit notre espace
La corruption sévit presqu’à tous les étages ;
Dans le Haut-Karabakh, la guerre encor fait rage
Et le monde regarde périr des innocents,
Tardant à réagir et se voilant la face…
 
J’ai les yeux pleins de larmes et mon cœur est en sang.

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