Et puisqu’il faut mourir 

Au monde, à ses merveilles
A la nature en fleurs
A ces aubes vermeilles
A nos éclats de cœur
 
Puisque chaque soupir
 
Est un pas qui nous mène
Vers la chute finale
Où l’on quitte la scène
Une éclipse fatale
 
Un adieu au soleil
L’étoile familière
Père de nos éveils
Prodiguant la lumière
 
Qui ouvrit nos paupières
Éclosion sans retour
En ce monde sévère
Sans aide ni recours
 
Dès lors chantons les jours
Dansons sur le chemin
Qui serpente à rebours
Sans peur du lendemain



Poème de Esterina
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