Equilibre

Perché seul sur l’antenne,
Scrutant la ville floue
D’un brouillard matinal
Réfractant doucement
La clarté incertaine,

Ce Pigeon est debout,
Tel un gabier posté
Au cœur de nulle part,
Fixant cet océan
D’immeubles et de maisons,
De routes, de trottoirs,
Entre béton, ciment,
Goudron, verre et métal.

Sur son mât de misaine
Il observe la scène ;
Se demandant peut-être
Comment les hommes font
Pour ainsi saccager
Irréversiblement
Ce monde qu’on leur prête,

S’efforçant de survivre
Dans ce décor stérile
Et inhospitalier,
Au lieu de s’amender
Et reconsidérer
Leurs projets insensés.

Quand vont-ils réagir,
Cesser de bousculer
Ce fragile équilibre,
Apprendre à partager,
Si c’est encore possible,
Cette belle planète
Pour vivre en harmonie,
Avec les autres êtres ?

La balle est maintenant
Dans le camp de tous ceux
Qui n’ont pas froid aux yeux
Et, relevant la tête,
Faisant fi du passé,
Changeront leur présent
Et seront exemplaires
Pour qu’un lendemain vienne,
Dans la douce lumière
Des peuples éveillés. 

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