La plage à marée basse

Sable à perte de vue jusqu’aux eaux céladon

Où scintille un soleil éblouissant les yeux,

Surface accidentée, champ de bosses et creux,

Monticules dressés arborant au sommet

Des spaghettis sculptés en tortillons de sable.

L’eau s’écoule sans fin vers le vaste horizon,

Longs serpents qui se fraient dans l’arène grisée

Des chemins ondoyants, laissant dans leur sillage,

Sur la grève ridée par le reflux des vagues,

Ces écailles fluides aux transparents reflets.

L’océan balayé, la plage à marée basse

Rejoint les parcs à huîtres sur l’estran déserté.

Les poches grillagées côte-à-côte alignées

S’étalent sur des cadres aux ferrures rouillées

Où viennent se mouvoir des chevelures d’algues.

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