Cette petite flamme

– À H. –

Cette petite flamme qui brille dans notre âme,

Si souvent étouffée au cours de l’existence,

Comment la préserver sans même que l’on sache

Qu’il faut l’alimenter pour la garder vivante ?

Cette petite flamme qui couve dans notre âme,

Si souvent ignorée au fil de l’existence,

Il suffit quelquefois qu’un être différent,

D’un autre caractère, par chance ressentant

La vie à sa manière, pose un nouveau regard

Sur ce que l’on traverse en toute inconscience,

Attisant cette flamme sommeillant en notre âme,

Pour qu’un matin s’éclaire d’inédite manière

Le chemin écarté où la pensée s’égare,

Nous sortant de l’ornière où nous étions tombé,

En éclatant la bulle que l’on avait créée

Pour mieux se protéger d’immanquables souffrances.

Cette petite flamme qui veille sur notre âme,

Attachée à notre être avant notre naissance,

Qui soudain se redresse pour briller de plus belle

Afin de nous permettre d’embrasser l’existence,

Envisageant la vie sous un autre éclairage

Et vibrant à la joie d’en découvrir le sens,

Pour transmettre sans cesse le précieux héritage

Accompagnant chacun tout au long du voyage,

Bagage essentiel qui inspire et engage ;

À force de ferveur et de ténacité,

D’un élan créateur, d’efforts et de courage,

Partageant humblement ce qui nous est donné

En élevant la flamme qui brille dans notre âme

Trésors de synchronicité

– À ma sœur –

Pouvoir des mots, de la pensée,

Trésors de synchronicité,

Rencontres qui vont et qui viennent

Nous sourient ou nous interpellent,

Passage à gué, ponts suspendus,

Sous-terrains, chemins de traverse

Tout est là pour que l’on progresse

Si l’on franchit de tout son être

Les fossés, les haies, les barrières

Qui limitent nos mouvements,

Bâillonnant nos tempéraments ;

Tout est là pour que l’on s’élève

Si l’on aime scruter le ciel,

Que l’on en pressent l’infini,

Si l’on s’abandonne à la vie

Pour cheminer vers la lumière

Il n’est de vérité

Il n’est de vérité que dans la profondeur

Et le parfum des fleurs est là pour nous guider,

D’un pétale embaumé à son être intérieur

L’apparence est un leurre venant nous inspirer

Pour nous ouvrir le cœur, nous faisant cheminer

Vers de nouveaux sentiers jusqu’alors ignorés,

Nous prenant par le nez pour nous ouvrir le cœur,

Chaque parfum de fleur est là pour nous guider

D’un pétale embaumé vers son être intérieur ;

Il n’est de vérité que dans la profondeur

Quand ceux que pourtant vous aimez

Quand ceux que pourtant vous aimez

Jettent leur pavé dans la mare,

L’intensité de cette vague

Vient largement éclabousser

Ce qui se trouve à sa portée

Quand ceux que vous avez bercés

Décochent leur flèche acérée

Sur leur cible, bien qu’éloignée,

Ce trait lancé avec adresse

Peut blesser un cœur à jamais

Ceux qui sont sensés vous aimer,

Ceux qui vous côtoient, vous connaissent,

Et faisant fi de vos faiblesses,

Votre vulnérabilité,

Laissant votre être désarmé

Viennent d’un mot, ou d’une lettre

Délibérément rédigée,

Tuer la spontanéité,

Le dévouement et la tendresse

Qui jusqu’alors vous animaient

Faut-il répondre ou ignorer ?

Faut-il garder au fond de l’âme

Cette remarque empoisonnée ?

Faut-il risquer d’à jamais perdre

Cette affection qui nous liait ?

Comment tolérer qu’on nous blesse,

Que l’on nie notre intégrité,

Sans à notre tour offenser

Ceux-là dont l’existence même

Nous est intimement liée ?

Cependant, et plus que jamais,

C’est à nous de calmer les choses,

Et sous une brassée de roses

Venir éteindre le brasier

Qui aurait pu nous consumer