Parfum d’herbe coupée
Dans l’air tiède exhalé,
J’entends dans le lointain,
Continu et léger,
Le doux vrombissement
D’un moteur cahotant
De tondeuse passée…
Compagnons roses, liserons blancs
Ou pissenlits jaune éclatant,
Chaque recoin de terre
Fleurit et me rappelle
Les souvenirs anciens
Des week-ends en famille
Au temps des frondaisons ;
La tonte du gazon,
L’amas de verts débris
Moelleux et aériens,
Que le vent éparpille
Sur l’émeraude écrin…
Le verdoyant tapis
De l’herbe du jardin
Raccourcie avec soin,
Allonge le terrain,
Donnant à tous ces brins
Si fraîchement coupés
Cet aspect velouté,
Plus rêche sous la main.
Archives de la catégorie : Nature et Animaux
- A la fenêtre
- Ablutions printanières
- Adagio pour deux cygnes
- Adieu, et à bientôt
- Allées venues de mésanges
- Alors la lune rose
- Après la canicule
- Après la porte végétale
- Après le tumulte
- Arc-en-ciel
- Arcs-en-ciel
- Ascension solitaire
- Astres
- Au figuier
- Au fond de ses yeux
- Au jardin
- Au Muséum
- Au square des Tilleuls
- Aube gourmande
- Autant de giboulées
- Avenue des Salines
- Beau sapin
- Berceau de lune
- Bergère
- Blanche
- Branche de seringat
- Brume solaire
- Brumes bretonnes
- Bruyante escorte
- Buissons parfumés
- C’est un arbre
- C’est une heure paisible
- Campanules
- Caresse de lune
- Ce soir, le chèvrefeuille
- Chaleur et pluie
- Chamailleries de mouettes
- Chante, chante bel oiseau
- Chatoiement de lumière
- Cinq heures et quelques
- Comme un air d’été
- Concert de chants
- Coquelicots
- Coulemelles en ribambelle
- Craquements dans la nuit
- Cristal des gouttes de rosée
- Cygne d’étang
- Dame Lune
- Dans l’herbe
- Dans la steppe
- Dans le ciel gris fumé
- Dans le mûrier
- Dans le néflier
- Dans les lueurs dorées
- De ma table
- Derrière les volets
- Des cieux de graphite plombés
- Des forêts
- Des oiseaux et une grue
- Deux janvier
- Deux mésanges charbonnières
- Dimanche
- Douceur d’un jour nouveau
- Drame sous le cerisier
- Duo de mouettes
- Effets de lune
- Electricité dans l’air
- En friche
- En passant par le jardin
- Entre les arbres
- Envol
- Envol de passereaux
- Envole-toi, beau martinet
- Ephémères
- Et ce matin
- Feu d’artifice d’oiseaux
- Flamboiement des fenêtres
- Fleurs de pêcher
- Fracas de pluie
- Gent ailée des balcons
- Goutte à goutte
- Grand merci
- Grand vent
- Griffures d’eau
- Gris dans le bleu
- Hampe fleurie d’une Orchidée
- Herbe tendre et cocon douillet
- Impressions rétiniennes
- Incendie à l’horizon
- J’ai chanté
- J’ai ouvert le portail
- J’ai ouvert ma fenêtre
- J’ai vu
- J’aime
- Jardin intérieur
- Jolie Lune rousse
- Juste un point
- L’Aigle
- L’astre d’or
- L’homme et le scorpion
- L’orage se prépare
- La mer
- La pluie tombe
- La rose en ton jardin
- Laissez-moi vous offrir
- Larmes des Pins
- Le bourdon
- Le ciel est transparent
- Le grillon de la cathédrale
- Le soleil naît à l’horizon
- Le surmulot
- Le temps des nids
- Le voleur d’œuf
- Les jardins d’Olivini
- Les martinets
- Les mouettes
- Les pies
- Les souris
- Les voilà revenus
- Lors, tu verras au loin
- Lucioles
- Lucioles d’orage
- Lune d’avril
- Lune de novembre
- Lune ronde
- Manège
- Manouchak
- Matin brumeux
- Méditation des pies
- Méditerranée
- Mélodie
- Mer d’huile
- Merles gourmands
- Miels sauvages
- Mille et une gouttes d’eau
- Miroitement de lumière
- Monsieur moineau
- Moustique
- Noctuelle
- Notre petit hôtel
- Nuit de lune
- O papillon
- Où s’en vont les martinets
- Papillonnements d’hirondelles
- Papillons amoureux
- Par-delà
- Parfum d’herbe coupée
- Petit bonheur
- Petite souris
- Petites bêtes des jardins
- Piège urbain
- Plumbagos éclatants
- Pour l’amour des oiseaux
- Premier martinet
- Prendre le temps
- Promenade au cimetière
- Provence
- Qu’y a-t-il
- Quadrille de mouettes
- Quatrain
- Quatre perruches vertes
- Que fais-tu, bel escargot
- Quelle fée
- Qui bavarde sur le toit ?
- Reflets de saules
- Retour des Noctuelles
- Rose
- Roulé-boulé dans la poussière
- Route de nuit
- Saint Cornély
- Séléné a ouvert le bal
- Séléné ce matin
- Sens-tu ?
- Sept hirondelles
- Sifflent les martinets
- Soleil couchant sur la vallée
- Soleil et lune
- Soleil et paix
- Sortie à Étretat
- Sortie autorisée
- Sourire de lune
- Sous la pluie de décembre
- Sous le figuier
- Sous le mûrier
- Sous le rhododendron
- Sur la plage
- Sur le drap de la nuit
- Ta rose
- Tableau céleste
- Te voilà, Perruche verte
- Tendre violette
- Tercet nocturne
- Tombent les gouttes
- Tourbillonnez, les martinets
- Traînées roses dans l’azur
- Trésor nocturne
- Un arbre
- Un arbre dans la ville
- Un cœur
- Un éclair vert
- Un papillon Machaon
- Un ragondin dans l’herbe
- Un soir de juin
- Un tout petit Rouge-gorge
- Une araignée dans les airs
- Une blanche colombe
- Une nuit en sa compagnie
- Une plume
- Une plume danse au vent
- Verte
- Vous qui volez
Un éclair vert
Un éclair vert, des cris aigus,
Les perruches fendent l’azur.
Le temps de voir leur silhouette,
Elles disparaissent dans le ciel
Plus vite qu’elles étaient venues.
Les voilà revenus
– À mon frère –
Les voilà revenus pour mon anniversaire,
C’est le plus beau cadeau que l’on pouvait me faire !
Depuis quelques semaines déjà je les guettais,
Sourdement je craignais qu’ils boudent cette année
Ce décor ordinaire qui nous est familier.
Les voilà revenus, et je les attendais,
Impatiente de voir dans nos cieux repeuplés,
Leurs rapides ballets qui zèbrent les nuées
Et leurs cris qui transpercent depuis bien des étés,
L’atmosphère voilée de nos tristes cités.
Les voilà revenus, alertes et pressés,
Sillonnant, si légers, nos climats tempérés,
Comme autant de faucilles au plumage de jais
Dont la course balaie notre ciel printanier,
Bien-aise d’héberger ces grisants Martinets.
La pluie tombe
La pluie tombe, tombe, tombe
Sans arrêt, sur les carreaux.
Mais que fait donc cet oiseau
Perché là, sous l’eau qui tombe ?
Il ne chante ni ne tremble,
Indifférent il me semble
À l’eau ruisselant ainsi.
De son perchoir il contemple
L’étendue qui s’offre à lui,
Veillant de loin sur son nid.
Jolie Lune rousse
Jolie Lune rousse
Si proche de nous,
Tu nous éclabousses
De ton éclat roux.
En quittant à la brune
Ton berceau sur la ville,
Sous mes yeux éblouis
Et l’encre de ma plume ;
Astre de mes pensées
Tu as pu te lancer,
Solitaire et tranquille,
Si pleinement visible,
Dans l’ascension des cimes
De la voûte céleste,
Au zénith de la nuit.
Ce matin, toujours belle
Avec ta blanche mine
Déjà passée à l’Ouest,
Ta douceur se révèle
En accueillant, paisible,
De l’aube les lueurs.
Ton disque se dessine
Sur les roses splendeurs
Du jour qui vient de naître
Tandis que peu à peu
Je te vois disparaître
Dans un océan bleu,
Diluée dans les cieux.
