Le voleur d’œuf

Le voleur d’œuf a frappé

Et je n’ai rien remarqué ;

Je ne me suis absentée

Pourtant qu’un très court instant

Mais les deux jolis œufs blancs

De la pigeonne hébergée

Se sont volatilisés

Comme par enchantement

Qui les a subtilisés ?

Est-ce une pie affamée,

Où la corneille qui erre

Sur le toit de graviers,

Recherchant un aliment

À se mettre sous la dent

Pour le petit déjeuner ?

Rien ne peut les accuser.

Le voleur incriminé

Ne sera pas inquiété ;

Il a repris sans tarder

Le cours de sa destinée.

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