Bergère

– À Marie July –


L’aurore est déjà levée,
J’ouvre les yeux tu es là,
Là, juste au-dessus de moi,
Environnée de lumière
Dans un écrin bleu pastel
Où dansent des Martinets.
 
Ils virevoltent, légers,
Improvisent un ballet
Semblant dire qu’il est temps
Maintenant de se lever
Afin de faire le plein
De l’énergie du matin.
 
Mais voilà que tu te drapes
D’une écharpe de nuages
Dissimulant à ma vue
Ta présence délicate,
Avant que le vent se charge
De les entraîner plus loin.
 
Reste un ciel pommelé
Tel un champ de doux flocons
Garni de petits moutons
Semant leurs blanches toisons ;
Et tu veilles ma bergère
Sur ce paisible troupeau,
Avec un sourire aux lèvres
Sans prononcer un seul mot.

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1 commentaire

  1. Me voici drapée de tes mots enchantés, enchanteurs au seuil de mon hiver, je m’envole dans les nues les plus douces, les chaudes, les courants emportent ta bergère aux confins du Bonheur.
    Tu dis que c’est pour le tien et tu fais le mien, adorable petite main !

    Merci Merci Merci

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