Détachée sur un ciel uni d’un gris cendré,
L’adroite silhouette finement découpée
Du premier martinet ponctue le paysage
D’un avis de passage au sceau noir effilé
Laissé dans le sillage sombre de son plumage
D’acrobate zélé.
Détachée sur un ciel uni d’un gris cendré,
L’adroite silhouette finement découpée
Du premier martinet ponctue le paysage
D’un avis de passage au sceau noir effilé
Laissé dans le sillage sombre de son plumage
D’acrobate zélé.
– À T. L.-C., infatigable explorateur d’une nature encore préservée. –
Fabuleuses trouées d’un ciel
Piqueté de rais de lumière,
Comme habité par tous ces phares
L’océan soudain se dévoile
Et révèle à qui veut les voir
Une partie de ses mystères.
– À T. L.-C. –
La lune est là, nimbée de bleu,
Auréolée de son halo,
Brillant en son céleste îlot,
Visage rond aux traits diaphanes,
Pâle portrait, camée de nacre
D’une nitescente beauté ;
Diffusant sa blanche clarté,
Elle sourit avec bonté
Dans le silence ombré du soir.
– À ma fille –
Sente brillante vagabonde,
Ruisseau qui court entre les arbres,
Longue chevelure des algues
Coiffées par le courant de l’onde,
Berge sinueuse ombragée,
Piquetée de fleurs étoilées
Venant joliment consteller
Cette nouvelle voie lactée.
Canetons flottant sur l’eau sombre
Comme autant de bouchons légers ;
Une tache blanche apparaît,
C’est un cygne qui sort de l’ombre.
– À ma mère –
Le gris-brun s’étoile de rose,
Le printemps fleurit les allées.
La délicatesse se pose
Sur les branchages dénudés.