Sur le matelas de fleurs mauves tombées sous le rhododendron
Dont le vaste buisson arbore la magnifique floraison,
L’oiseau s’arrête et me regarde, comme à l’entrée de sa maison.
Sur le matelas de fleurs mauves tombées sous le rhododendron
Dont le vaste buisson arbore la magnifique floraison,
L’oiseau s’arrête et me regarde, comme à l’entrée de sa maison.
– À mes parents –
Herbe tendre et vertes forêts,
Au camaïeu des canopées
Tapissant ce long paysage,
Filant au rythme régulier
Du train rapide qui s’avance
À travers les champs et les prés ;
Effilochures de nuages,
Géants suspendus et légers,
Blancs, cotonneux, qui se déplacent,
Poussés par un souffle indompté
Entraînant ces troupeaux fugaces
Vers de plus lointaines contrées.
Retour aux sources de l’enfance,
Là où l’eau heurte les rochers,
Auprès des proches qui m’attendent
Pour m’offrir un cocon douillet
Où réparer mon corps blessé.
Détachée sur un ciel uni d’un gris cendré,
L’adroite silhouette finement découpée
Du premier martinet ponctue le paysage
D’un avis de passage au sceau noir effilé
Laissé dans le sillage sombre de son plumage
D’acrobate zélé.
– À T. L.-C., infatigable explorateur d’une nature encore préservée. –
Fabuleuses trouées d’un ciel
Piqueté de rais de lumière,
Comme habité par tous ces phares
L’océan soudain se dévoile
Et révèle à qui veut les voir
Une partie de ses mystères.
– À Marie July –
Après avoir orné la pièce,
Durant d’inspirantes semaines,
De leurs corolles déployées
Si généreusement offertes,
Inclinant peu à peu la tête,
Elles terminent leur mission,
Se fanant sur la hampe altière
De leur liliale floraison.
Reines figées en file indienne
Dans leur attitude dernière,
Avant de larguer les amarres,
Libres soudain de toute entrave,
Elles tombent, grâce furtive,
Entamant leur grande voltige
Dans un frémissement léger,
Derniers frissons de l’orchidée.