Autant de giboulées pour si peu d’arcs-en-ciel ;
Peut-être n’ai-je pas su relever la tête
À temps pour admirer ces arches de lumière
Déployant dans les cieux leurs teintes éthérées ?
Autant de giboulées pour si peu d’arcs-en-ciel ;
Peut-être n’ai-je pas su relever la tête
À temps pour admirer ces arches de lumière
Déployant dans les cieux leurs teintes éthérées ?
– À T. L.-C. –
La lune se dessine dans un ciel indigo,
Quelle bonne fortune pour le simple badaud.
Séléné s’arrondit, nimbée de son halo,
Dévoilant dans la nuit son lumineux berceau.
– À ma fille –
Ombre souple familière, ronronnante compagnie,
Silhouette qui s’évade et se love au creux du lit,
Chatouilles de ses moustaches, doux pelage dans la nuit,
Poids d’un corps qui se déplace et pèse sur l’endormie,
Respiration ralentie et sommeil en dents de scie.
– À ma fille –
Sur le drap tendu de la nuit
La pleine lune resplendit