– À M. Hovhannès Haroutiounian –
La rose en ton jardin a fleuri ce matin,
Annonçant fièrement son printemps décalé
Par sa tendre candeur dans ce lieu désolé.
Couronnée sur sa tige, cette reine trônait
Au milieu des arbustes et buissons étiolés,
Que les intempéries toujours plus effeuillaient.
Dans sa robe rosée joliment constellée
Par l’automnale ondée, elle scintillait là,
Lumineuse beauté, fraîche et déterminée,
Offrant sa vérité à qui s’en approchait,
Et laissant son reflet dans ton regard charmé
Où brillait l’étincelle d’une indicible joie.
