– À François –
Entre ses mains expertes, le temps suspend ses ailes
Entre ses mains habiles, le temps s’immobilise
Et le corps écouté ose s’abandonner
Aux pressions répétées de la pulpe sensible
De ses doigts-médecine
– À François –
Entre ses mains expertes, le temps suspend ses ailes
Entre ses mains habiles, le temps s’immobilise
Et le corps écouté ose s’abandonner
Aux pressions répétées de la pulpe sensible
De ses doigts-médecine
– À François –
Un espace libéré
Pour quelques instants de paix,
Par la grâce inespérée
D’une heure au jour dérobée
Le poids des mains exercées
Suivant d’un geste assuré
Les méandres musculaires
Des topographies humaines
Clarté douce et diaphane
Membres lourds, abandonnés,
Mais légèreté de l’âme
Sous les paupières baissées
Sur fond sonore habité
Par les notes épurées
De flûtes au timbre chaud
Qui font danser les roseaux
Oubli de l’instant qui passe
Dans un climat apaisé,
Aux frissons des verts feuillages
Engourdis au ciel d’été
Il pleut en fines gouttes sur le ciel assombri,
Pourtant il y a peu il s’était embelli
Des couleurs dont l’aurore aime tant le parer ;
C’est un dimanche triste du mois de février,
En mon cœur cependant brille une flamme vive
L’on voudrait soigner des corps
Sans tenir compte de l’âme
Et l’on se surprend encor
À se retrouver bancal,
Comme s’il était faisable
De scinder son être en deux,
Séparant le corps et l’âme,
Sans perdre un peu de la flamme,
Joyau clair et radieux,
Intime partie d’un tout,
Animant chacun de nous.
– À François –
Chaleur et douceur de la voix,
Un autre monde ouvre sa voie
Bien-être et douceur ici-bas,
Une autre vie nous tend les bras