Promenade improvisée

Promenade improvisée
Pour goûter l’air de l’été
Dans le bienfaisant sillage
D’une brise qui s’attarde,
Folâtrant dans le feuillage
Des impassibles gardiens
Qui ombragent le chemin.
 
Promenade dans les rues
Dans le crépuscule du jour,
Quand la chaleur s’atténue,
Nonchalance de l’amour.
 
Promenade dans la nuit
Encor lumineuse et douce,
Lorsque s’amplifie le bruit
Et que le calme s’ensuit,
Sous les yeux de la Grande Ourse.

Claquements d’ailes

Claquements d’ailes et cris perçants
La nature est comme en suspens …
Avant même d’être au zénith
Le soleil darde intensément
Ses rayons blonds chauffés à blanc.
 
Bien des êtres vivants hésitent
Et ne sortent que prudemment.
Si l’on récolte ce que l’on sème
N’a-t-on pas ce que l’on mérite ?
Et ce changement climatique,
Ne le devons-nous qu’à nous-mêmes ?

Rue de la Liberté

Embaumée de glycine, rue de la Liberté,
Nuances des lilas aux jardins d’à côté,
L’air fleure bon avril dont la douceur exquise
Rivalise avec mai, dans ses belles journées ;

Parmi cette oasis aux fragrances sucrées
J’hume sans me lasser les suaves délices
Qui me sont accordées, et mon cœur s’éternise,
Douce félicité, rue de la Liberté.