Mon cœur et mon âme s’attristent
Dans la grisaille de ce temps
Qui s’étire indéfiniment.
À quoi peut-on se raccrocher
Tandis que sous nos pas s’effritent
Les certitudes du passé
Dans les mouvances du présent ?
Archives de la catégorie : Poèmes divers
- 42e Marché de la Poésie
- A l’instant t
- A prendre
- A tout petits pas
- A travers cette image
- Amour secret
- Appel d’air
- Après l’hiver
- Arbres d’automne
- Arrivées et départs
- Attrape-rêves
- Au numéro vingt-deux
- Au rayon poésie
- Aurore Capucine
- AVC
- Ba Bao Cha* du Dragon
- Buveur d’écume
- C’est vrai que la vie passe
- Ce qui se trame
- Chaleur et douceur
- Chanson païenne
- Chant de l’instant
- Chante
- Chassé-croisé
- Chez Bruno
- Ciel d’un 14 juillet
- Colombine et Pierrot
- Comme des champignons
- Comme un petit refrain
- Comme une vague de tristesse
- Communion hospitalière
- Coup de blues
- Dans les crues
- Dans leur maison de poupée
- Dans un autobus
- Danses
- Dédicace au Grand Palais
- Demandée en amie
- Dernières paroles
- Derrière la baie vitrée
- Deux-mille-vingt sera
- Dimanche dormant
- Dommage
- Douleur
- Effervescence
- Elagage
- Emma
- En route vers le paradis
- Entre ses mains
- Envolée de notes claires
- Epileurs de chenilles
- Escapade Lyonnaise
- Et pendant ce temps-là
- Etat des lieux
- Excellente Nouvelle Année
- Faire le deuil
- Fleurettes blanches
- Galette
- Gilets fluos sur la façade
- Gitane
- Guéridon bleu et balconnet
- Hiver
- Hommage à Charles Aznavour
- Il pleut dans la piscine
- Il suffit d’un instant
- Ils dansent
- J’ai pris la petite allée
- Je la voudrais
- Je ne m’explique pas
- Je pense à toi, Lola
- Jour de grisaille et jour de pluie
- Jour de rentrée
- Juste pour ces instants
- Kalinka
- L’ascension de la licence
- L’é-toile de Noël
- L’heure du thé
- L’oubli
- L’humour de l’annonceur
- La brebis égarée
- La Dame de Baden-Baden
- La nuit s’avance
- Là où ton cœur te mène
- La petite brodeuse
- La solitude
- Le chant du doudouk
- Le clown triste
- Le courage
- Le feu couve
- Le geste qui tremble
- Le jour de la Saint Juste
- Le soleil a disparu
- Le tigre
- Le vent souffle
- Lourde peine
- Lune ma belle amie
- Mains de velours
- Marie la douce
- Massages
- Même un arbre
- Mille choses à faire
- Nativité
- Ne t’inquiète pas
- Noël, avec ou sans sapin
- Nos déroutes
- Nuit haïtienne
- On court partout
- Palais du livre
- Pêche céleste
- Pluies diluviennes
- Pluies torrentielles
- Poèmes
- Pourquoi ce petit minois
- Prendre le large
- Profonde peine
- Quand tu chantes
- Quand vient le signal
- Quand, poursuivant ta course
- Que fait-il donc
- Quelques instants de paix
- Quelques nuances de gris
- Quitter Paris
- Ravalement de façade
- Reconnaissance
- Retenir son rêve
- Réveil
- Rose rouge et rose blanche
- S’adapter
- Saint Sarkis
- Saisir un regard
- Si tu perdais la vue
- Six mois sur TLP
- Soigner des corps
- Soirs d’été à Strasbourg
- Soleil d’octobre
- Sourires des yeux
- Sous la cascade
- Sur le phare
- Symphonie de cloches
- Tes yeux
- Ton visage heureux
- Tristesse
- Trois heures
- Trois vœux
- Tu meurs
- Un brin d’été
- Un dimanche triste
- Un message
- Un ouvrier
- Un petit compliment
- Un rai de soleil
- Un rameau d’olivier
- Un souffle de parfum
- Une année de plus sur la terre
- Une bouteille à la mer
- Une danseuse
- Une étoile nouvelle
- Une goutte échappée
- Une hirondelle au poignet
- Une jeune personne
- Vanina
- Viens, Soleil
Pourquoi ce petit minois
– À C. –
Pourquoi ce petit minois
Qui s’échappe en tapinois ?
Pourquoi ce regard éteint
Qui se perd dans le lointain
Ces yeux qui ne brillent plus
Que de larmes contenues,
Ta bouche qui ne dit rien,
Ou des mots si anodins ?
Dans ce dédale incertain
Où se dressent tant de murs,
Il est des peines qui durent,
Des souffrances que l’on craint.
Soleil d’octobre
Ne plus bouger, rester-là,
Sous le soleil encor bas ;
Douce chaleur concentrée
Par la surface vitrée
Ne plus penser, être-là,
Juste à se laisser aller,
Goûtant cette volupté,
Libérée de tout tracas.
Le store s’abat soudain,
Coupant la blanche lumière
D’un opaque écran funèbre
Occultant le doux matin,
Guillotinant le ciel bleu,
Et sa source naturelle
D’éclairage et de chaleur
Qui réconfortait mon cœur
En caressant de ses feux
L’enveloppe corporelle
De mon être, bienheureux
De se prêter aux douceurs
De ce tendre rituel.
Ils dansent
Ils se sont pris la main et dansent tous les deux
En ignorant la foule rassemblée non loin d’eux,
Comme si l’esplanade était un peu à eux
Et que c’est pour la danse qu’ils s’en étaient venus
Deux êtres gracieux se caressant des yeux,
Cheveux gris, peau hâlée, tout en simplicité,
Cheveux courts et peau fine sur ses bras blancs menus,
Dansant à petits pas en jean et ballerines.
Ils sont là tous les deux, se frôlant doucement
Dans chaque nouveau geste qui prolonge leur être,
Dansant spontanément pour l’unique bonheur
De suivre la musique au rythme de leur cœur
Ils dansent dans la joie, libres comme autrefois
De goûter aux délices du soleil de septembre
Dans un monde vivant où l’énergie palpite,
En savourant la chance d’être en ce lieu ensemble
Comme si l’espérance reprenait le dessus,
Que l’amour et la vie n’avaient pas disparu ;
Ils dansent tous les deux, d’une entente tacite,
Et mon regard ne peut pas se détacher d’eux.
