– À ma fille –
Tressage de feuillages
Dans leur verte livrée
Guirlande que l’hiver
Pare de tant d’attraits
Robe glacée du lierre
Quand le givre étincelle
Dans les cristaux gelés
De sa blanche dentelle
– À ma fille –
Tressage de feuillages
Dans leur verte livrée
Guirlande que l’hiver
Pare de tant d’attraits
Robe glacée du lierre
Quand le givre étincelle
Dans les cristaux gelés
De sa blanche dentelle
– À ma fille –
Quand le soleil d’automne s’échappe des nuages,
Ses doux rayons ambrés réchauffent la saison,
Réconfortant le ciel, et chaque feuille d’arbre,
En éclaboussant d’or des cimes aux buissons.
Quand le soleil d’automne s’échappe des nuages,
Il vient illuminer d’un seul coup l’horizon,
Et nous entraîne alors dans ses vagabondages
À travers sa palette aux chaudes vibrations.
– À T. L.-C. –
Promenade le long des rives,
Rayons solaires en déclin,
Admirant le feu d’artifice
Des grands tournesols du jardin
Constellant les berges du Rhin
D’une opulente floraison,
Rondes spirales de fleurons
Au cœur d’un astre souverain ;
Ils viennent chacun saluer
La puissante source de vie,
Pour mieux se laisser enflammer
Aux derniers feux d’avant la nuit.
La brume blanche
En nappes denses
Quitte les voiles
Du ciel opale
La brume blanche
En résidence
Glisse en silence
Jusqu’au rivage
La brume blanche
Gagnant les branches
Gomme au passage
Le paysage
La brume blanche
Partout s’avance
Sur l’aber cendre
Sans balisage
– À mon frère –
Tapis craquants de feuilles mortes
Raidies par le froid de la nuit ;
Feuilletés aux teintes d’automne
Étincelants de pruine fine,
Éveillés par ce rai qui luit
Nervures rehaussées de givre,
Blanche dentelle qui scintille
D’une poussière diamantine
Sous les feux de l’astre de vie
Dont la lumière nous enivre
Par sa douce chaleur amie,
Esquissant dans l’air attendri
Son aquarelle hélianthine