Il pleut tout doucement
Sur la ville endormie.
Il pleut, tout simplement,
Sans ruisseau qui serpente,
Sans flaque et sans un bruit,
Ni clapotis qui chante,
Ni lumière qui brille,
L’horizon reste gris.
Les feuillages retiennent
Les gouttes, en rangs serrés,
Les trottoirs sont mouillés…
C’est un mardi d’automne
Comme il y en a tant,
Mais celui-là sans doute
Est un peu différent ;
Chaque petite goutte
Pose sa fraîche bouche
Sur ma joue, tendrement.
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Mars
Déluge de pluie drue
Vent violent en rafales,
Envolées de flocons
Tourbillons dans les nues
Cliquetis des grêlons,
Giboulées qui s’installent,
Alternance d’averses
Crépitant aux fenêtres
Dans un joyeux chahut ;
Chatoiement du soleil
Le temps d’une éclaircie,
Et la terre en sommeil
Tout doucement s’éveille
Et renaît à la vie.
Paisiblement les graines
Germent sous les châssis,
Dans les jardins, les serres
Et dans tout le pays,
Lançant vers la lumière
Leurs pousses rebondies
Par l’abondante sève
Et la belle énergie
Que le printemps soulève.
Crocus et primevères,
Mimosas et jonquilles,
Délicates violettes
Ou tendres muscaris
Genêts éblouissants
Dressant leurs verges d’or
Dans le jour finissant ;
Magnolias qui arborent
Leurs boutons florissants
Aubépines, pommiers,
Pruniers et cerisiers
Aux branches habillées
En blanches mariées,
Mars ne chôme pas
Et s’en donne à cœur joie
Car, petit à petit,
Vient le vert des feuillages
Avant que les pétales
Ne leurs cèdent la place,
Tombant en confettis,
Tapissant les allées,
Les jardins, les terrasses
De leur beauté fugace.
Gel
Des branchages de givre décorent les pare-brises ;
Des semis de lichens étendent leurs réseaux
Et partagent les vitres avec ces végétaux
Que le verglas dessine. Sur le toit des autos,
Élégamment scintillent des tapis de cristaux.
L’eau saisie par le froid brille d’un nouvel éclat ;
Des bulles d’air piégées sous la couche de glace
La rendent plus opaque, et ces flaques gelées
Se brisent par endroit, s’effritant sous mes pas
Dans un craquement mat.
Sapins
Ils avaient embelli
Des maisons, des jardins,
Des entrées, des ronds-points,
D’élégantes vitrines
Décorées avec soin,
Mais Noël est passé…
Au lendemain des fêtes
On les retrouve nus,
Ou bien enveloppés
Dans de grands sacs dorés,
Entassés dans les rues.
Ils gisent par dizaines,
Abandonnés sur les trottoirs,
Dépouillés de ces ornements
Qui, hier encor, faisaient leur gloire ;
Toujours verts ou blanchis
De neige artificielle,
Après avoir tant fait rêver
Petits et grands, quand ils veillaient
Sur les cadeaux mis à leurs pieds…
Si certains sont toujours debout,
C’est que leurs troncs sont enserrés
Dans des rondins de bois coupés.
Ainsi, on les croirait plantés
Sur le bitume parisien,
Telle une forêt citadine
Privée de terre et de racines ;
Dépourvue de ce doux parfum
Boisé, aux notes de résine,
Qui donne son charme aux sapins.
Les épicéas ont perdu
Leurs aiguilles fines et pointues
Et livrent au vent de janvier
Les tristes branches desséchées
De leurs squelettes dénudés.
D’autres résineux sont parqués
Dans des endroits délimités
Par des barrières de métal,
Comme d’étranges prisonniers
Patientant jusqu’au tribunal.
Ils attendent là que l’on vienne
Les recycler en engrais vert
Pour qu’ils retournent à la terre
Qui demain reverra pousser
D’autres forêts de conifères
Qui à leur tour seront coupés…
Et la boucle sera bouclée.
Poésie du Nouvel An
Le jour de l’An dévoile chacun de ses atouts
Et se pare pour nous de ses plus beaux atours.
Qui pourrait résister à ce joli cadeau ?
Nul besoin d’un sermon ni d’un vibrant discours
Pour venir admirer le ravissant tableau
Des perles de rosée qui se teintent d’albâtre,
Soulignant des rinceaux aux courbes délicates ;
Broderies raffinées élégamment serties
De mille diamants, beautés cristallisées
Qui m’inspirent les vers de cette poésie.
