Octobre se devine derrière les roseaux
Octobre se décline à travers les coteaux
Octobre s’illumine dans le lever du jour
Octobre s’enracine au milieu des labours
Octobre s’éparpille par-delà les troupeaux
Octobre se dilue dans les reflets de l’eau.
Octobre se devine derrière les roseaux
Octobre se décline à travers les coteaux
Octobre s’illumine dans le lever du jour
Octobre s’enracine au milieu des labours
Octobre s’éparpille par-delà les troupeaux
Octobre se dilue dans les reflets de l’eau.
Crépitement de lumière
À la surface de l’eau,
Pyrotechnie naturelle
Qui projette sur le dos
De l’ondoyante matière
Des myriades de diamants,
Scintillant à leur manière
Au gré de l’onde et du vent,
Vif-argent sur l’océan.
– À ma mère –
Sous les coups redoublés du vent,
Vives bourrasques qui s’enchaînent,
Chahutées sans ménagement
Dans l’herbe au tapis verdoyant,
Oscillant sur leur tige frêle
Ploient les graciles pâquerettes,
Se couchant au gré des tempêtes,
Ondoyants petits soleils blancs
Qui toujours relèvent la tête
Pour inspirer nos vies terrestres,
Et charmer nos regards d’enfant
En illuminant le printemps.
– À Aurore –
Les oiseaux dans les feuilles tendres
Lancent leurs notes concertées ;
Leur chant s’envole sans attendre
Au-dessus de la canopée.
Dans un rayon de soleil d’or
Les mouettes glissent sans effort ;
Le ciel étend son champ d’azur
Sur l’horizon limpide et pur.
Pas de vague au frais clapotis
Ni d’océan qui se replie.
La terre et le bitume gris
Sous la clarté se sont unis ;
La neige est tombée cette nuit.