Crépitement de lumière
À la surface de l’eau,
Pyrotechnie naturelle
Qui projette sur le dos
De l’ondoyante matière
Des myriades de diamants,
Scintillant à leur manière
Au gré de l’onde et du vent,
Vif-argent sur l’océan.
Crépitement de lumière
À la surface de l’eau,
Pyrotechnie naturelle
Qui projette sur le dos
De l’ondoyante matière
Des myriades de diamants,
Scintillant à leur manière
Au gré de l’onde et du vent,
Vif-argent sur l’océan.
– À ma mère –
Sous les coups redoublés du vent,
Vives bourrasques qui s’enchaînent,
Chahutées sans ménagement
Dans l’herbe au tapis verdoyant,
Oscillant sur leur tige frêle
Ploient les graciles pâquerettes,
Se couchant au gré des tempêtes,
Ondoyants petits soleils blancs
Qui toujours relèvent la tête
Pour inspirer nos vies terrestres,
Et charmer nos regards d’enfant
En illuminant le printemps.
– À Aurore –
Les oiseaux dans les feuilles tendres
Lancent leurs notes concertées ;
Leur chant s’envole sans attendre
Au-dessus de la canopée.
Dans un rayon de soleil d’or
Les mouettes glissent sans effort ;
Le ciel étend son champ d’azur
Sur l’horizon limpide et pur.
Pas de vague au frais clapotis
Ni d’océan qui se replie.
La terre et le bitume gris
Sous la clarté se sont unis ;
La neige est tombée cette nuit.
Soudain se dépose la neige
Tel un manteau blanc qui s’étend,
Une couverture de laine
Sous des mouchetis tournoyant
Selon les caprices du vent.
De gros flocons tourbillonnants
Papillonnent et se dispersent,
Recouvrant le gris des ruelles,
Beauté d’une clarté céleste
Descendue pour nous un instant.