Printemps en décembre

Tu crois peut-être que c’est facile
D’écrire je t’aime dans un poème
Et d’avancer son cœur
Sur un plateau d’argent,
En n’étant pas certaine
Qu’on l’attende vraiment…?!

J’ai déjà pris le risque
De faire le premier pas ;
Je me suis trompée souvent,
J’ai tâché de prendre sur moi.

Je marche vers demain,
Qui me tendra la main ?
J’en sais si peu sur toi ;
Pourtant je suis heureuse
Quand tu es près de moi.

Je dois te dire que dans mes lettres
Je mets le meilleur de moi-même
Sans jamais chercher à paraître,
Alors quand on n’y répond pas…
C’était si long, ces trois semaines
À attendre un signe de toi !

Je crains de te voir englouti
Par ce métier si captivant
Et son cortège d’alibis
Qui te grignoteront la vie
Avant que tu en sois conscient.

Sans pour autant porter atteinte
Au noble travail que tu fais
Que je respecte infiniment,
Et auquel je dois l’agrément
De t’avoir un jour rencontré,
Il n’est pas de contrainte
Méritant d’entraver
Ta nécessaire vie privée.

Mais j’ai trop bavardé déjà ;
Si tu pouvais prendre le temps
De regarder autour de toi,
Tu comprendrais que le printemps
Peut naître en décembre parfois.

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