Le petit matin encore acceptable
Et l’après-midi presque irrespirable
Avec un air chaud venu du désert
Qui brûle la gorge et rend le nez sec.
Archives de la catégorie : Eté
- Bénédiction
- Canicule
- Chapeaux de paille
- Claquements d’ailes
- Crépitement de lumière
- Dernier éclat de l’été
- En quittant le kiné
- Eté
- Giboulées
- L’air du désert
- L’été s’en est allé
- La belle verte
- La pluie et le soleil
- Le vent, enfin !
- Orage d’été
- Pointillisme végétal
- Promenade improvisée
- Sécheresse
- Toilette de chat
- Tournesols et lueurs dorées
- Un été dans le Mâconnais
- Un jour d’été
- Vie et mort d’une cigale
Claquements d’ailes
Claquements d’ailes et cris perçants
La nature est comme en suspens …
Avant même d’être au zénith
Le soleil darde intensément
Ses rayons blonds chauffés à blanc.
Bien des êtres vivants hésitent
Et ne sortent que prudemment.
Si l’on récolte ce que l’on sème
N’a-t-on pas ce que l’on mérite ?
Et ce changement climatique,
Ne le devons-nous qu’à nous-mêmes ?
En quittant le kiné
En quittant le kiné
Le soleil m’apparaît,
Le soleil m’éblouit
Et lors me gratifie
De sa blanche lumière,
Aveuglante et entière
Qui m’oblige un instant
À fermer les paupières
Pour éviter ce cercle
Intense et lumineux,
Qui me brûle les yeux.
J’aimerais rester là
À boire ses rayons
Par chaque millimètre
De ma peau découverte ;
Absorber sa chaleur,
Retenir sa lumière
Me plonger dans l’instant,
Savourer pleinement
Ce moment d’exception
Et l’emmener ailleurs,
Dans mon humble univers,
Pour réchauffer mon cœur
Lorsque viendra l’hiver.
Le vent, enfin !
Le vent, enfin !
À défaut d’air du large
D’eau salée et d’embruns,
Une mer de nuages,
Grise à perte de vue,
A remplacé le bleu
Céleste, somptueux,
Qui habillait les nues.
Le zéphyr nous invite
À quitter nos demeures
Pour respirer sans fin
Cette fraîcheur exquise,
Et nous offre une pause,
Largement méritée,
Après ces jours passés
À cuire à l’étouffée
Dans le four de l’été.
Sortir à l’extérieur
Et sentir cette brise,
Caresse de satin
Dans le petit matin,
Nous met du baume au cœur,
Et nous donne l’envie
De nous reprendre en main
En réveillant nos vies
Qui s’étaient endormies,
Engourdies de torpeur,
Dans la lourde moiteur
De ces après-midi.
Canicule
Longer barrières et murets,
Raser les murs et se glisser
Dans chaque ligne d’ombre,
Dans chaque recoin sombre,
Toute anfractuosité,
Pourvu que le soleil
Ne puisse y accéder ;
Quand il darde ses rayons
Trop longtemps chauffés à blanc
Sur l’asphalte ou le béton,
Les façades des maisons,
Les grands immeubles d’en face,
La plus petite surface
Exposée à l’air cuisant,
Et brûle durablement,
Rôtit la peau des passants
Qui s’exposent ou qui s’attardent
Dehors bien imprudemment.
Mieux vaut sortir au plus vite
De cet enfer surchauffé,
Se dépêcher de rentrer
Et de fermer les volets,
Sans oublier d’arroser
Les plantes déshydratées
Et de verser assez d’eau
Pour que boivent les oiseaux ;
Bien tirer tous les rideaux
Pour mieux isoler les vitres,
Humidifier l’air anhydre,
Ventiler si c’est possible,
Éviter que ne s’infiltre
Cette écrasante chaleur
Qui gagne aussi l’intérieur.
Se doucher, boire de l’eau,
Pour être moins vulnérable.
Économiser ses gestes
Pour tenter de préserver
Cet air encore respirable,
Mettre son corps au repos,
Ô délices de la sieste,
Transmettre à ceux qui protestent
Les devoirs qui nous incombent ;
Se terrer dans la pénombre
En pensant qu’un jour viendra
Où l’été nous manquera.
