Comme un air d’automne flotte ce matin
Sous le plafond gris des nuages bas,
La lumière pâle d’un soleil voilé
Filtre doucement d’entre les nuées.
Comme un air d’automne flotte ce matin
Sous le plafond gris des nuages bas,
La lumière pâle d’un soleil voilé
Filtre doucement d’entre les nuées.
Pluie fine, pluie drue,
Intense ou contenue,
Pluie grise de novembre
Qui refroidit les membres,
Infiltre sa fraîcheur
Sans grondement, sans heurt,
Et embrume le cœur.
Dans le ciel assombri de nuages lugubres
Le vent mêlé de pluie fait son apparition.
Quand son souffle s’accroît, il joue sa partition
En fouettant les parois transparentes des vitres
Où viennent se jeter, fraîches et cristallines,
Des gouttelettes fines en griffures mouillées
Et balance les tiges du fenouil desséché
Devant mes yeux songeurs, au gré de ses humeurs.
À l’horizon pourtant, entre deux strates grises
De schiste bitumeux, paraît une lueur ;
Messagère des cieux, son intense lumière
Aux subtiles couleurs m’hypnotise le cœur
Et d’un seul coup éclaire cette sombre atmosphère
Porteuse de beautés chaque jour réinventées.
Tu n’es pas avec moi
Mais le soleil rayonne,
Il réchauffe ma peau
À travers les carreaux,
Il caresse ma joue
Et m’invite à rester
Un instant profiter
Des feux que cet automne
A laissés en ces lieux.
Je vais vers la lumière,
Savoure ce redoux,
Je repense à hier
Et je ferme les yeux…
La pluie de novembre ruisselle des toits,
Recouvrant le zinc d’une couche fine
De vernis brillant, qui capte un instant
Les faibles lueurs de ces teintes grises.
La ville est tranquille, le ciel impassible,
L’on n’entend que l’eau qui descend des toits,
Tombant goutte à goutte sur le métal froid.
Ces gouttes fusionnent et viennent se perdre,
Coulent et convergent en petits ruisseaux
Ondoyant, dociles, le long des gouttières.
Où sont les oiseaux ? Ils ne pipent mots.
On les voit parfois traverser les airs,
Se mettre à l’abri, la tête sous l’aile,
Gonflant leur plumage pour avoir plus chaud.