L’horloge

Tournent les aiguilles du temps,
À petits pas sur le cadran.
D’une précision inouïe,
L’horloge rythme les secondes
De son régulier cliquetis.

Alors les minutes progressent.
En suivant le même parcours,
Une à une elles font le tour,
Continuent avec allégresse
D’égrener la durée du jour ;

Chacune annonce une naissance
Et chacune annonce un trépas.
Ainsi passe notre existence,
Un jour debout et l’autre pas.

Et le temps poursuit son affaire,
Contre ça il n’y a rien à faire.

Bien employée ou gaspillée
Chaque minute est décomptée
De l’unique somme allouée,
Nous rapprochant assurément
De notre lit d’éternité.

Par quart, demi, ou trois quarts d’heure,
Finit par se passer une heure.
La voie se trouvant dégagée,
D’autres s’y glissent sans broncher
Et sur ce chemin balisé
Elles se suivent, résignées,
Sans bousculade ni jérémiade,
Sans accélérer ni traîner.

Nulle ne se rebelle
Ni ne se fait la belle.
Chacune bien à sa place
Poursuit l’invisible trace
Laissée par la précédente,
Docile et persévérante,
Sans jamais ambitionner
Un jour de la rattraper.

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