Dans mes cheveux son souffle et sur mes lèvres…
Ce que la mer
laisse
abandonne de trésors inouïs
solitaires – sombres – insolites
de l’oiseau mort au safran ciselé de sable
et cette chaussure d’enfant…
ce que la mer a pris de vies.
C’est comme un grand poumon sous terre :
pulsation – pulsation – pulse
en quintes de vagues – déferlement
rauque et roc – sombre et sourd – sang
caverneux – deep deep deep
à creuser des sillons dans nos chairs
nos âmes – ondes
lancinantes menaçantes – braves.
Bruit.
Burst et blow en fracas d’écume affolée – cassent.
Les vibrations : notre harmonie.
J’aimais dans les brouillards humides me perdre sur la grève
confondre les embruns et la bruine en un monde
unique de sel et d’eau puisque la terre s’en va – tremble
et reste
dans mes cheveux son souffle et sur mes lèvres…
(…un sourire pour le poète de Jobourg…)
Poème de Anwen
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