– À mes parents –
Herbe tendre et vertes forêts,
Au camaïeu des canopées
Tapissant ce long paysage,
Filant au rythme régulier
Du train rapide qui s’avance
À travers les champs et les prés ;
Effilochures de nuages,
Géants suspendus et légers,
Blancs, cotonneux, qui se déplacent,
Poussés par un souffle indompté
Entraînant ces troupeaux fugaces
Vers de plus lointaines contrées.
Retour aux sources de l’enfance,
Là où l’eau heurte les rochers,
Auprès des proches qui m’attendent
Pour m’offrir un cocon douillet
Où réparer mon corps blessé.
