Nuit d’insomnie

Rendez-vous après minuit, par les plaines et les ondes,

Puisque les bras de Morphée ne veulent pas m’emporter

Dans le royaume des songes, puisque mes yeux grands ouverts,

Insensibles aux prières, refusent de se fermer.

Serait-ce la lune bleue la cause de ce mystère,

D’une nuit particulière où chaque heure est annoncée,

Où l’on voit se profiler dans un cadran de lumière

La spirale temporelle que l’on ne peut pas stopper ?

Peut-être qu’au fil du temps, lasse d’en vain espérer,

Je pourrai m’abandonner à un sommeil de velours,

Quand Séléné cèdera sa place à l’astre du jour,

Et que dans l’aube incertaine j’entendrai le coq chanter.

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