Graciles pâquerettes

– À ma mère –

Sous les coups redoublés du vent,

Vives bourrasques qui s’enchaînent,

Chahutées sans ménagement

Dans l’herbe au tapis verdoyant,

Oscillant sur leur tige frêle

Ploient les graciles pâquerettes,

Se couchant au gré des tempêtes,

Ondoyants petits soleils blancs

Qui toujours relèvent la tête

Pour inspirer nos vies terrestres,

Et charmer nos regards d’enfant

En illuminant le printemps.

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