Madeleine de Proust

À Jean-François Petit, maître pâtissier chocolatier

Trois petits tours et disparaît le plaisir gourmand savouré,

Régal des yeux et du palais religieusement dégusté ;

Goûts choisis et fleurs parfumées dont l’arôme va déposer

Dans la mémoire un doux sillage persistant avec les années,

Délice au vivace bouquet, madeleine de nos pensées.

La dernière bouchée est-elle la meilleure ?

Allume-t-elle un feu de joie au fond du cœur ?

Déployant ses atouts, l’attention décuplée,

Elle exprime un désir, une félicité,

L’énergie créatrice d’un faiseur de beauté,

Une alchimie des sens et le temps des regrets ;

Souvenir d’un ailleurs dans le présent ancré.

Elle cherche à capter par toutes les papilles

La conscience aiguisée d’étonnantes saveurs,

Chaque subtilité finement décelée

D’une œuvre originale qui nous laisse rêveur ;

Maîtrise artisanale dûment plébiscitée,

Pleine reconnaissance et gratitude innée

Qui sont sans se méprendre d’un talent l’estampille.

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