– À Jean-François et Marie-Odile –
Une rencontre autour d’un thé,
Décor chaleureux, voix feutrée,
Douce atmosphère, liens qui se créent,
Tant de souvenirs à la clef
Qui s’écoulent au fil du temps
Telle une rivière apaisée
Se promenant à travers champs.
Plafond bas et poutres taillées
Couleur ivoire, lieu coquet,
Papier peint aux roses bouquets,
Meubles anciens au beau cachet,
Peints, sculptés, patine des ans ;
Menus objets, paniers tressés,
Zests d’agrumes desséchés
Qui se déroulent en rubans ;
Charme des objets familiers
Que l’on prend plaisir à chiner
Au gré de ses affinités ;
Marbre, fonte, faïence ou grès,
Jolies théières et pichets
Harmonieusement disposés.
Dans un bocal, quelques guppys
Se poursuivent sans aucun bruit,
Projetant les mille étincelles
De leur corps vif où se reflète
Une lumière mordorée.
Fenêtre sur cour, sol pavé,
Feuilles vertes et fer forgé ;
Derrière la porte vitrée
Un piano attend, désœuvré,
Que des mains viennent y jouer.
C’est l’âme d’un Paris secret
Palpitant au rythme inspiré
D’une sonate d’amitié.

Un lieu hétéroclite intime où l’âme y loge bourgeoisement, un confort douillet qui appartient aux échanges confiants et doux.
Vive les pavés des cours privées !
Il est des lieux où l’on se sent immédiatement bien, où le décor est en osmose parfaite avec l’état d’esprit des êtres qui y vivent et qui font de l’accueil un véritable art de vivre.