– À mon père –
La ligne des nuages moutonne à l’horizon,
Soulignée de lumière par un astre invisible
Couronnant ses sommets de douces vibrations,
Diadème gris-bleu dispersant ses rayons,
Traversant l’azuré de son prisme paisible.
C’est l’heure où le soleil s’apprête à regagner
Les rives obscurcies de sa chambre à coucher.
Frissonnement des cieux dans le jour qui décline ;
L’espace s’illumine de lueurs opalines
Et l’empyrée se pare de moirures nacrées.
