La lune ferme sa paupière
Sur l’ombre qui se désaltère
Aux derniers rougeoiements du ciel.
Voici l’heure où valsent des ailes
Dans la nuit gorgée de soleil,
Incongru mirage vermeil.
Silence suspect, doux présage,
Tendre et languide paysage,
La nature offre son refuge
A qui esquive le déluge
D’un triste monde à la dérive,
Enivré d’une paix fictive…
Poème de Esterina
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