Ta peine se diffuse
Et gagne peu à peu
Jusqu’au cœur de ton être.
Elle enfle doucement,
Infiltre le tréfonds
De tes cellules mêmes.
Tel un nuage lourd,
Elle gonfle et se traîne,
Embrume ton regard,
Se répand dans tes veines,
Et la gorge te serre
Sous l’invisible étau
De sa poigne de fer.
Alors toutes les larmes
Peuvent se déverser,
Couler sur le trottoir,
Être bues par le sable,
Au vent s’éparpiller,
La peine quant à elle
Est longue à consoler…