Perles d’hiver

Mon pas lent craque sur la glace.
Sauvant le silence feutré,
La neige discrète l’efface
De sa pellicule sacrée.
 
Je longe la courbe incertaine
De méandres agrémentés
D’un liseré immaculé.
Un faucon trône sur le chêne.
 
Alors que le héron furtif
Surveille au loin tous les abords,
Je devine sous les bois morts
Un dormeur hérisson craintif.
 
L’aigrette émue déploie ses ailes
Sur le ciel rosé du couchant,
De mystérieux miroitements
Créent une ardeur spirituelle.
 
Quelque part sous les feuilles chues
Un fébrile écureuil furète
A la quête de ses noisettes.
Miracles d’un monde déchu…



Poème de Esterina
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