A notre porte

Le printemps est à notre porte ;
Les oiseaux célèbrent déjà
Ce renouveau qui nous emporte
Et nous inspire tant de joie.
 
Le printemps frappe à notre cœur
Avec ses sourires, ses pleurs ;
En fines larmes sur l’asphalte
Ou frais soleil dans les hauteurs.
 
À l’abri sous les feuilles mortes
Les plantes deviennent plus fortes
Et se lancent à la conquête
De l’espace et de la lumière.

Deux-mille-vingt sera

Deux-mille-vingt sera , ou ne sera pas,
Une bonne année… Qui pourrait le dire ?
Je ne le sais pas, mais quoi qu’il en soit,
Avons-nous le choix des mois à venir ?
 
Tout ce que l’on peut, c’est faire de son mieux
Pour bien l’accueillir, et se rendre utile ;
Se battre pour des causes qui en valent la peine,
Éclairer d’un sourire les jours qui vont et viennent,
 
Aimer comme il se doit la vie que l’on nous prête,
Chérir ceux qui sont là pour adoucir nos peines,
Écouter la nature et les choses subtiles,
Devenir plus humain, méditer et grandir !

Le tigre

– À Hovhannès –


Ne venez pas troubler
Le tigre en son repaire,
Il ne demande rien
Et veille sans manières
Sur les êtres qu’il aime,
Gardant avec honneur
La nation de son père.
 
Ne venez pas braver
Le tigre en sa tanière,
Car il a fort à faire
Et cherche le chemin
Toujours renouvelé
Qu’il devra emprunter
Pour suivre son destin.
 
Ne venez pas narguer
Le tigre sur ses terres,
Sous peine qu’agacé
Il ne montre les crocs ;
Il ne veut de votre aide
Ni de votre repos
Si ce doit être un piège.
 
Ne venez pas chercher
Le tigre en son domaine ;
Il œuvre sans compter
Pour que l’art de ce siècle
Retrouve ses repères,
Son niveau, sa vigueur,
Toute sa profondeur.
 
Gardez les yeux ouverts
Et écoutez vos cœurs ;
S’il reste une lueur
Pour sauver ne serait-ce
Qu’un peu de la richesse
Qui brille à l’intérieur,
N’attendez pas qu’elle meure.